Malaise Fanfare #6
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Depuis les Jeux olympiques 2016 à Rio (Brésil), une nouvelle équipe participe aux compétitions sportives : celle des réfugiés. Eyeru Tesfoam Gebru, 25 ans, Ethiopienne et coureuse cycliste rêve de faire partie de celle-ci aux prochains Jeux de Paris en 2024. Nous l’avons rencontrée dans le Vieux-Nice pour discuter de cyclisme, de la guerre civile du Tigré qu’elle a fui chez elle, et de son parcours. Entretien par Edwin Malboeuf
Il est de certaines guerres dont on ne parle pas ou peu dans les médias français. Celle de la région du Tigré en Éthiopie par exemple. Plus qu’une guerre, un génocide civil avec l’aide d’une puissance étrangère. En 2018, Abiy Ahmed, que certains surnomment le « Macron africain »(1), est élu Premier ministre éthiopien. Depuis 1991, une coalition hétéroclite officie au gouvernement fédéral. A son arrivée au pouvoir, Abiy Ahmed entame une purge pour exfiltrer le Front de libération du peuple du Tigré (FLTP)(2) de toutes les institutions, celui-ci se retrouvant dans l’opposition après 27 ans de participation au pouvoir central. Dans le même temps, le Premier ministre opère un spectaculaire rapprochement avec l’Érythrée, pays frontalier au nord, pourtant ennemi de longue date depuis la guerre entre 1998 et 2000. Abiy Ahmed obtient même un prix Nobel de la paix en 2019 pour cet engagement en faveur de la réconciliation avec l’Érythrée. La tension entre la région autonome du Tigré et le pouvoir central continue de monter après le report des élections législatives. En novembre 2020, le gouvernement fédéral dirigé par Abiy Ahmed répond à une attaque sur l’une de ses bases militaires dans le Tigré attribué au FLTP, avec un massacre de centaines de civils dans la région. L’Érythrée envoie ensuite des troupes militaires pour un effort conjoint avec son ennemi historique pour mater les autonomistes tigréens. Depuis, les massacres se sont intensifiés, déplaçant deux millions de personnes. L’Organisation des nations unies (ONU) a tenté de tirer la sonnette d’alarme à la mi-octobre après de nouvelles attaques. « Les hostilités au Tigré doivent cesser maintenant. La situation en Ethiopie devient incontrôlable. La violence et la destruction atteignent des niveaux alarmants », a déclaré Antonio Gutierres, secrétaire général des Nations unies, soulignant le « prix terrible payé par les civils » et le « cauchemar » vécu par la population éthiopienne (3). Toujours selon l’ONU, 350 000 personnes sont en proie à la famine, 30 000 enfants sont en danger de mort et huit membres d’associations humanitaires ont été tués (4).
C’est cette situation qu’a fuie Eyeru Tesfoam Gebru. coureuse cycliste éthiopienne, originaire du Tigré, elle s’est exilée pour sauver sa peau, laissant famille et amis derrière elle. Nous l’avons rencontrée dans le Vieux Nice, autour d’un café, en octobre. Depuis 2018, Eyeru évoluait entre la Suisse, au centre mondial du cyclisme, et l’Éthiopie. Lorsque la guerre éclate chez elle, elle rejoint la France. Arrivée à Nice l’an passé, alors que se profilent les championnats du monde 2021 de cyclisme sur route en Belgique, elle souhaite participer. Mais face au génocide en cours dans sa région, elle renonce. Eyeru Gebru refuse de représenter le drapeau éthiopien et ne concourt finalement pas aux épreuves. « C’était difficile de quitter le pays. Car chaque habitant du Tigré était arrêté et emmené à la capitale. J’ai demandé à ma fédération de m’aider à partir mais ils ne voulaient pas. Ils m’ont dit OK pour faire le championnat du monde en Belgique. Et je ne suis jamais revenue. J’ai changé de portable. J’ai fait une demande d’asile en France et j’ai reçu mon statut de réfugiée en décembre dernier. » A Nice, elle est épaulée par l’association Agir pour le lien social et la citoyenneté (ALC). Celle-ci l’aide à obtenir son statut de réfugiée, à se loger, et grâce aux dons parvient même à lui acheter un vélo pour reprendre l’entraînement. « Même si au fond de moi je ne voulais pas abandonner le vélo, j’avais du mal à garder une motivation. Puis j’ai continué à m’entraîner, et cette opportunité est arrivée », poursuit-elle.
Désormais son rêve est de participer aux Jeux olympiques de Paris en 2024. Depuis l’édition de Rio en 2016, les Jeux olympiques accueillent une équipe composée d’une quarantaine de réfugiés dans une douzaine de disciplines sportives, grâce à des bourses financées par le Comité international olympique (CIO) en partenariat avec le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Ils concourent sous l’égide du drapeau olympique. La coureuse éthiopienne attend actuellement sa bourse pour réaliser son objectif, sous une bannière différente donc. « En 2020, j’avais les points pour aller aux Jeux Olympiques, mais il y a eu des problèmes avec la fédération éthiopienne. Désormais, je ne veux pas représenter mon pays si je gagne une médaille. Car il est en guerre contre mon peuple. Je représenterai les réfugiés. » Compte-t-elle utiliser sa visibilité contre la guerre civile dans sa région ? « Je veux utiliser le sport pour être une voix pour les sans-voix de mon peuple. Il y a une guerre génocidaire contre les gens de ma région. Les gens meurent. Je veux simplement utiliser le sport comme un porte-voix pour mon peuple. »
A plusieurs reprises, Eyeru mentionne les Jeux olympiques comme un rêve. Un rêve qu’elle ne pensait plus possible lorsqu’elle a quitté son pays. « Je me concentre sur mon rêve maintenant. Quand j’ai quitté mon pays, je ne pensais pas pouvoir continuer mon sport. Pendant deux ans je n’ai pas pu m’entraîner. Donc maintenant j’essaie de revenir, encore plus forte. Je ne veux pas seulement participer, mais gagner. » Elle a réussi à retrouver une équipe en France, grâce à son ancien coach, les Macadam’s Cowboys, pour financer son activité et reprendre du service. « Après deux ans sans courir, c’était dur de retrouver une bonne offre. Mais je suis contente de ce que j’ai trouvé avec eux ». Elle s’entraîne tous les jours pour retrouver son niveau, elle qui est double championne d’Afrique du contre-la-montre par équipe en 2018 et 2019. Elle parcourt jusqu’à 190 kilomètres pour s’ajuster à l’épreuve reine sur route qui en compte 160 pour les femmes. Depuis avril dernier, elle découvre la région maralpine et ses montagnes, idoines pour sa pratique sportive. Le coin accueille d’ailleurs un certain nombre de coureurs et coureuses, notamment Pauline Ferrand-Prévot, championne française réputée que Eyeru a croisée et reconnue il y a quelques semaines sur les routes de l’arrière-pays. Le cyclisme féminin, comme les autres sphères de la société n’échappe pas à la domination masculine. Depuis peu, les femmes parviennent à obtenir des salaires minimum égaux dans les équipes. « Mais il y a toujours un gros gap avec les hauts salaires », précise Eyeru. Aussi, la fédération internationale de cyclisme pousse en ce sens, et tente de combler l’écart. Des compétitions refont surface, comme le Tour de France féminin, organisé l’an passé après 30 ans d’absence, ou le Giro italien.
Aujourd’hui, Eyeru tente de se concentrer sur sa pratique sportive, ses objectifs. Loin de chez elle et de sa famille, dont elle n’a aucune nouvelle. « Je n’ai aucune nouvelle de ma famille qui vit au Tigré car le gouvernement éthiopien a isolé le Tigré du reste du monde en bloquant l’accès à Internet et le téléphone. Cela m’affecte énormément de ne pas pouvoir entendre la voix de mes proches et de ne pas savoir s’ils sont en vie ou non, comment ils survivent à cette guerre génocidaire. Ça fait vraiment très mal, mais je n’ai pas d’autres choix que de me concentrer sur ce que je peux changer. J’espère que cette guerre va s’arrêter et que mon peuple tigréen connaîtra la justice. »
Notes
Laura Maï-Gaveraux, Noé Hochet-Bodin « Le Tigré, victime de la réconciliation entre l’Ethiopie et l’Erythrée », Le Monde diplomatique, juillet 2021
Créé en 1975, d’inspiration marxiste-léniniste, il milite pour l’indépendance du Tigré.
« Guerre au Tigré : l’ONU s’alarme d’une situation « incontrôlable » en Ethiopie », Le Monde avec l’AFP, 18 octobre 2022
Ethiopie : 350.000 personnes en proie à la famine dont 30.000 enfants en danger de mort au Tigré (ONU)
Depuis les Jeux olympiques 2016 à Rio (Brésil), une nouvelle équipe participe aux compétitions sportives
Qui a le droit de tuer dans ce pays, en toute impunité ? Les chasseurs,
Bifurquer, c’est ce moment où on ressent qu’on ne peut plus continuer à vivre comme
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avec l’instauration de l’état
Qui a le droit de tuer dans ce pays, en toute impunité ? Les chasseurs, biberonnés aux subventions (1) et à la gnôle (mais il serait vache de notre part de les critiquer là-dessus). Qui d’autres ? Les flics, bien sûr, dopés au fascisme, (et très certainement à la gnôle). Les grandes entreprises également, accros au profit, ont le droit de tuer, en nous vendant tout type de produits légalement comme alcool et tabac par exemple, les deux premières causes de mortalité en France. Dans ces mêmes grandes entreprises qui vendent la mort, on y meurt également en nombre. On rappelle qu’il y a bien plus d’ouvriers morts par accident du travail (733 pour la seule année 2019, et même 1264 si l’on prend en compte l’activité professionnelle dans son ensemble) que de policier tués, 36 sur toute la décennie 2010-2020. Les politiques bien sûr ont le droit de tuer, de manière sans doute moins visible et moins spectaculaire que les susnommés. Mais très certainement de manière plus massive par leurs (in)actions criminelles climatiques. Avec une dernière occurrence, qui serait drôle si elle n’était pas semeuse de mort, signée Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique, déclarant en conférence de presse le 14 septembre sur la situation énergétique, qu’elle a le pouvoir « dans des moments de tensions électriques de commander l’extinction de tous les panneaux publicitaires ». On ne saurait l’y enjoindre par des mots doux.
Il y a donc des morts acceptables, des morts pour le bien de tous, des morts traditionnels, des morts que nous pleurons pas ou peu, et d’autres qu’il faut absolument pleurer. Que tout cela s’écrit dans la loi, et que ce n’est pas nous qui l’écrivons. Par ailleurs, on ne cessera jamais de rappeler aux ignares qui citent Max Weber en permanence pour justifier les violences des dominants et les exactions policières que, la phrase exacte tentant d’expliquer ce qui constitue un État, c’est le fait que ce dernier « revendique pour son propre compte et avec succès le monopole de la violence physique légitime » (2). Et celui-ci semble revendiquer de plus en plus… Une montée en autoritarisme de l’État que l’on peut expliquer par la perte, souhaitée, de centralité dans l’organisation des rapports sociaux. Si l’État n’a plus de pouvoir et ne veut plus en avoir au profit du marché, que demeure-t-il pour demeurer ? La matraque et le flingue.
Puisqu’il en va ni plus ni moins de notre survie, on se pose ces sempiternelles questions dans le dossier central : l’anéantissement du capitalisme peut-il se faire par la violence ? Considère-t-on comme violence l’auto-défense contre un système qui use de violence pour se maintenir et se développer ? Et surtout qu’est-ce que la violence ? Quelle représentation culturelle de la violence ? Une violence légitime est-elle violence ? Les flics sont-ils tous des bâtards ? Un refus d’obtempérer à un contrôle routier peut-il conduire à la morgue ? Mal regarder un policier est-il passible de mort ? Bien des récurrences que nous allons tenter de creuser à nouveau dans ce numéro, figées dans des rapports de pouvoir inchangés depuis quelques siècles.
Alors face à cette violence institutionnelle, mère de toute violence, comment se défend-on ? Nous, habitants des quartiers populaires, zadistes, teufeurs, sans-abris, livreurs à scooter, joggeurs du dimanche, animaux de la forêt, et peut-être bientôt boucheurs de trous de golfs, saboteurs d’antennes-relais et briseurs de vitrines, à la merci des balles policières… et des chasseurs (3). Une chose est certaine : nous ne nous laisserons pas crever par la bourgeoisie, qui, et c’est logique, défendra jusqu’à son dernier souffle ses privilèges et son pouvoir. Quitte à emporter le reste de l’humanité avec elle. La violence, ce n’est pas nous ; on se défend tout au plus, tout au mieux. Peut-être faudrait-il, nous aussi, que nous concourions à notre part de violence légitime.
Notes
(1) Passées de 27 000 à 6 millions d’euros par an sous le dernier quinquennat.
(2) Max Weber, Le Savant et le Politique, 1919
(3) Pour l’année 2022, on recense neuf personnes tuées après un refus d’obtempérer lors d’un contrôle de police, la plupart du temps routier. Concernant la chasse, pour la saison 2019-2020, on dénombre onze tirs mortels de chasseurs.
« Militante écosocialiste -graines, fleurs et épines- », Corinne Morel Darleux est également essayiste et autrice, entre autres de Là où le feu et l’ours (éditions Libertalia). Des pieds de son Vercors en flammes, « cramponnée au ciel, à suivre les fumées et le vol des hélicoptères », elle me parle de « bifurcation », « ce moment singulier où le cerveau rencontre les poings », et de voies de sorties libertaires du salariat capitaliste.

Mačko Dràgàn : Dans « Plutôt couler en beauté que flotter sans grâce », paru chez Libertalia en juin 2019, tu évoques le fait de renoncer à un poste qui, quoique bien payé, est nuisible écologiquement et socialement. Soit ce qu’on appelle en ce moment, depuis la séquence des diplômé.e.s d’AgroTech refusant de travailler pour le complexe agro-industriel, la « bifurcation ». Pourrais-tu revenir sur ce thème, sur ce qu’il a représenté pour toi, et sur ce qu’il représente à tes yeux aujourd’hui à un niveau plus global ?
Corinne Morel Darleux : Jusqu’à la trentaine, j’ai enchaîné Bac, prépa, Sup de Co, doctorat et cabinet de conseil. Il y avait bien de petits pas-de-côté, déjà l’envie tenace de ne pas passer ma vie à travailler, l’angoisse de me retrouver à vendre des bouteilles de coca dans les supermarchés et l’ouverture fugace d’une galerie d’art décalée, mais globalement j’étais à fond dans le syndrome de la bonne élève. Et puis à un moment donné c’est devenu juste impossible de vendre mes journées au Cac40, de croiser des SDF couchés dans les rues de Paris le long de vitrines regorgeant de gadgets inutiles, de supporter cette indécence moderne qui fait se côtoyer yachts de luxe et bidonvilles.
C’est à ce moment-là que j’ai croisé la route de personnes qui dénonçaient la triple aliénation du dogme de la croissance, de la société de consommation et de la « valeur travail », à Utopia. C’était en 2005 je crois. Depuis j’ai démissionné, me suis occupée des écoles de la ville des Lilas, j’ai déménagé au pied du Vercors et me suis engagée en politique. J’ai passé dix ans au Parti de Gauche avec Jean-Luc Mélenchon à développer le projet écosocialiste et l’internationalisme, effectué deux mandats d’élue régionale, dont un face à Wauquiez, puis quitté la politique institutionnelle et les partis. Aujourd’hui je milite ailleurs et j’écris. Je suis loin d’être exemplaire, mais j’ai l’impression d’en être à ma sixième vie (rires).
Bifurquer, si je devais résumer, pour moi c’est éprouver sincèrement, sans se raidir, ce moment singulier où le cerveau rencontre les poings. Quelle que soit la manière dont ça se manifeste ensuite, dans ses choix – ou malheureusement, parce qu’on n’a pas toutes et tous les mêmes conditions d’existence, son absence de choix -, c’est ce moment de discernement, de lucidité où on ressent au fond de soi qu’on ne peut plus continuer à vivre comme si on ne savait pas.
MD : Dans une tribune publiée dans Libé et intitulée « Pallier les envies de fuite désordonnés », qui revient justement sur la « bifurcation », tu évoques également la solastalgie, soit la souffrance causée par la crise climatique, un terme très utilisé aujourd’hui, souvent de pair avec éco-anxiété. Dans une récente prise de parole, Frédéric Lordon s’en est pris à cette notion : « Ne soyez pas éco-anxieux, dit-il, soyez éco-venères ! » (enfin ça c’est reformulé par Usul, mais on voit l’esprit). Qu’est-ce que cette critique t’évoque ?
CMD : Frédéric Lordon a le chic pour sortir des tribunes bien troussées et montrer, en mettant les cyniques et les rieurs de son côté, combien il est malin. Et il l’est. Mais quand il parle de « merde psycho-sociétale » qui ne veut rien dire… Autour de moi, je vois des gamins qui font des crises d’angoisse dès que le ciel est couvert, des ados qui se retrouvent en HP, des jeunes qui ne veulent plus faire d’enfants et des adultes complètement largués. S’en prendre à la notion défoule peut-être, hélas ça ne fait pas disparaître le problème. Et je ne crois pas que ce soit « dépolitiser » que de s’intéresser aux individus, aux émotions et à ce qu’elles génèrent. Ce n’est ni mièvre ni inutile, loin de là, et le monde politique comme certains cercles intellectuels seraient bien avisés de s’en préoccuper. Et puis non, vraiment, s’il s’agit d’une injonction à cesser de souffrir… Ce serait indécent. Ne pas être angoissé aujourd’hui, quand il y a toutes les raisons de l’être, relève soit de la méthode coué soit de l’insanité.
Alors oui, évidemment, il a raison de dénoncer le fait que les causes, comme ce qu’il conviendrait de faire, restent dans le brouillard. Mais il dégomme tellement, de la décroissance aux ZAD en passant par « le vivant » … C’est lassant de voir des gens brillants passer leur temps à dézinguer tout ce qui émerge plutôt que de s’y accrocher et de tirer sur les fils pour les tordre, les tisser, les vertébrer. Quoi, la collapsologie, le tri des déchets et l’éco-anxiété, ce n’est pas assez révolutionnaire, pas assez politique ? Ça ne va pas « renverser le capitalisme » ? Mais on le sait, ça fait des années qu’on s’évertue à politiser ce merdier ! Pardon, vraiment, j’adorerais qu’on soit en période pré-insurrectionnelle, avec des gens « vénères » de tous côtés en train de s’organiser collectivement. Mais ce n’est pas la réalité. Majoritairement, rien ne change, sauf une détresse croissante – et avec l’été qu’on vient de passer ça ne va pas s’arranger.
D’ailleurs, appeler à devenir « furieux » n’est pas forcément judicieux vu la poudrière dans laquelle on est. C’est un souci sincère : je ne vois pas de sursaut révolutionnaire, pas de mouvements sociaux d’ampleur, peu de collectifs organisés pour politiser et canaliser cette colère. La plupart des gens ne savent pas quoi faire de ces envies de tout péter, de ces emportements légitimes, ni comment se prémunir des pénuries qui se profilent ; faute de débouchés, le risque est fort de se tromper d’ennemi et de se dresser les uns contre les autres. Je me méfie du ressentiment qui s’installe, des phénomènes de repli et de boucs-émissaires, un scénario très périlleux en ce moment.
MD : Tu évoques souvent un imaginaire de la fuite, de la « cabane », du fait se retirer, de se couper des réseaux ; c’est ce sur quoi tu voulais travailler dans ton dernier roman, la Sauvagière, qui vient de paraitre aux éditions Dalva ?
CMD : Disons que c’est ce qui est sorti en tout cas (sourire). Un roman peut aussi souligner d’une autre manière tout ce que le système broie et permet d’explorer les marges de la « normalité », ce « délire accepté de notre relation au monde » selon Juan Jose Saer. Et puis, tout simplement, une sauvagière, c’est « un lieu où l’on se retire pour se mettre à l’abri des contacts humains ». Et je crois que j’en avais vraiment besoin.
MD : « Comment faire pour que la désertion devienne un acte politique et non un simple pas-de-côté – ou, pour le formuler autrement, pour qu’elle devienne sécession ? », demandes-tu dans cette tribune. En guise d’élément de réponse, tu invoques la tradition libertaire, donc anarchiste. Peux-tu préciser ce que tu entends par-là, notamment à travers ces deux notions libertaires que sont selon toi le refus de parvenir et le cesser de nuire ? Comment cela peut-il nous aider à inventer un en-dehors du salariat capitaliste ?
CMD : Ces notions, le refus de parvenir, le cesser de nuire et la dignité du présent étaient au cœur de mon essai « Plutôt couler en beauté que flotter sans grâce », rédigé à un moment où je quittais la France Insoumise et m’interrogeais beaucoup sur le militantisme, ce qu’on y cherche, ce qu’on y accomplit et ce qu’on y perd. Je m’intéresse beaucoup aussi au confédéralisme démocratique et à ce qui se passe au Nord-Est de la Syrie, au Rojava. En France, c’est aujourd’hui dans les réseaux autonomes, paysans et technocritiques que je trouve le plus de dynamisme, d’élans et de pertinence, aussi bien dans la réflexion que dans l’action. Là, que se construisent à mon sens les remparts les plus costauds à la destruction des écosystèmes, les plus lucides en termes de résistance au capitalisme, les plus opérants en termes de préfiguration de « comment nous pourrions vivre » et enfin de bataille culturelle vive, queer dans l’âme, c’est à dire bizarre, déviante, inadaptée aux normes sociales que l’on veut défaire.
In fine, après avoir milité dans pas mal d’espaces différents, en questionnant régulièrement leur pertinence et en m’interrogeant sur les stratégies possibles pour actionner le « frein d’urgence », comme l’écrit Walter Benjamin, il me semble de plus en plus que c’est en s’affranchissant du système qu’on pourra le mieux le combattre, pas en restant dedans ni en jouant selon ses règles, pas en utilisant ses médias, ses ressorts, son indignité et son argent. C’est quasiment impossible à réaliser, de s’extraire, tant on est englués dedans, et pourtant il y en a qui s’y essayent, réfléchissent autrement la question de la subsistance et de la solidarité, inventent des formes d’autonomie collective, politique et matérielle. Ça n’est pas parfait, qui l’est ? Mais de manière réaliste et honnête, si je croise tous les éléments en ma possession et que je regarde en face ce qui arrive, ça me parait être l’outil politique le plus adapté pour créer les conditions permettant de vivre, comme je le dis souvent de manière un peu provocatrice, « sans État, sans pétrole et sans électricité », et le plus dignement possible. Parce que désormais rien ne permet de penser qu’on n’y va pas tout droit – ni qu’on y est prêt.
Entretien paru dans le Mouais n°31, septembre 2022. Corinne Morel Darleux a également été la rédactrice en chef exceptionnelle du hors-série de 180 pages « Comment nous pourrions vivre » de nos copaines de la revue Socialter, n’hésitez pas à y jeter vos yeux.
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Le Pantaï. Mot nissart qui désigne initialement le rêve. Il est devenu le cri de raliement de tou.tes les solidaires, les rêvereuses, les farfelu.es, les résistant.es à l’ordre établi, les réfractaires. Et toi, lecteurice, es-tu Pantaï ?
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Depuis le premier numéro, en 1999, cet avertissement s’affiche à la Une de notre canard.
C’est qu’on aime bien la castagne. Et qu’elle nous le rend bien : on passe notre temps au tribunal (contre un patron du CAC 40, un journaliste aux ordres, un politicien imbus). Tous gagnés, pour l’instant, les procès.
On les remporte, parce qu’on n’aime pas trop les éditos, ni les chroniques. Nos dossiers s’appuient sur des reportages, des recherches dans les archives. Ça prend du temps, de l’énergie, mais qu’est-ce qu’on ne ferait pas vos beaux yeux ? (Et vos euros…)
On n’aime pas trop « l’actualité », non plus. C’est « le bruit des vagues en surface », répète notre rédac’chef. « Nous, ce qui nous intéresse, il poursuit (un peu grandiloquent), c’est la réalité : le mouvement des plaques tectoniques en profondeur. » On a donc consacré des dossiers à l’intérim, à la psychiatrie, aux contrats emploi solidarité, à un accident du travail, à une salle de muscu dans un quartier popu. Ou même à « la métaphysique du tuning ».
C’est qu’on aime bien, enfin, cette variété, cette surprise. Que le lecteur ne sache pas trop sur quoi il va tomber au prochain numéro, ou même à la page d’après. Comme un cadeau surprise. Qu’on évite le côté « militant chiant », avec la litanie des violences policières, des sans-papiers maltraités, avec toujours les mêmes photos de défilé, de gens alignés à la tribune. Et tant pis si les purs et durs se plaignent de nos impostures, ou de nos papiers culs.
Bon, tous ces « On aime / On n’aime pas », ça fait pas une ligne bien droite. Plutôt tordue. Tant mieux ou tant pis.
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Contre le «journalisme de préfecture», pour la presse libre locale. Mouais, c’est un journal d’information indépendant et critique, qui sort des sentiers battus, gratte là où ça démange, et fait du bruit là où le silence devient pesant. Parce que nous devons en revenir aux fondamentaux : ceux d’une presse libre, locale, indépendante, et ancrée dans le quotidien des habitant.e.s des territoires.
Nous ne pouvons plus accepter que des éditorialistes hors-sol, des prétendus « experts » en roue libre, des gratte-papier ne sachant plus que recopier les éléments de langage de la communication du gouvernement, des mairies, des postes de polices, des préfectures et des multinationales, privatisent pour leur compte l’espace d’expression publique –imposant leurs intérêts et leurs lois à des hordes de prolétaires de l’info, pigistes sous-payés, qui constituent aujourd’hui, ne l’oublions pas, le gros des journalistes… Et qui, eux aussi, sont les victimes d’un système médiatique figé, enkysté dans les sphères de pouvoir.
Pourquoi « mouais » ? Voyons donc la définition de ce terme. Mouais: expr. pop. fr. : Se dit afin d’exprimer une sorte de doute diffus face à une affirmation quelconque. Ex : « Il était bien, ce film avec Kev Adams, non ? –Mouais… » Mouais, journal dubitatif, tel le chat (noir, bien entendu) qui lui sert d’emblème, ne prend donc jamais pour argent comptant ce qu’on lui propose, pas même un savoureux bol de croquettes au saumon. A tout ce qui lui arrive aux oreilles, qu’il a grandes, curieuses et attentives, il oppose ce même « mouais » circonspect.
Roberto Bolaño : « Que l’amnésie jamais ne vienne embrasser notre bouche. Que jamais elle ne l’embrasse. Nous rêvions d’utopie, et nous nous réveillons en criant … Faire apparaître les nouvelles sensations. Subvertir la quotidienneté. OK. LACHEZ-TOUT, A NOUVEAU. LANCEZ-VOUS SUR LES CHEMINS. »
Et laissons derrière nous, s’il vous plait, Jean-Michel Apathie, Franz-Olivier Giesbert, Laurent Ruquier, Yann Moix, Léa Salamé, Dominique Seux, Olivier Duhamel, Eric Brunet, Ruth Elkrief, Christophe Barbier, Nicolas Demorand, Ana Cabana, Laurent Delahousse, Jean-Pierre Pernault, Nicolas Domenach, Pascal Praud, Zemmour et Naulleau, Laurent Joffrin, Patrick Cohen, et tous les autres.
Parce qu’ils ne sont pas les médias. Ils ne sont que les porte-voix d’eux-mêmes, et de leurs maîtres.
NOUS sommes les médias. (Par Macko Dràgàn)
MENSUEL
EDITION : ARMA – Association pour la Reconnaissance des Médias Alternatifs – NICE
DIFFUSION : Alpes-Maritimes
PRIX DE VENTE : 3 Euros, prix libre à la criée
La Mule du Pape est un média libre et indépendant, fondé en 2019, suite aux constats sur le manque de pluralité de l’information et les déséquilibres des moyens de sa diffusion entre ses différents acteurs. Née lors du mouvement des Gilets jaunes, La Mule couvre les luttes et l’actualité militante sur son site internet. Tous
ses articles sont en accès gratuit, et ses journalistes assurent ce
travail de manière bénévole, sans aucune publicité, ni subventions. D’une envie de donner corps matériellement aux travaux que nous réalisons au quotidien, est née une revue : Replica.
Replica, c’est 124 pages d’enquêtes, de reportages de terrain et de dossiers sur des thématiques aussi diverses que profondément ancrées dans les problématiques contemporaines du monde qui nous entoure. Tirée à 1000 exemplaires, cette revue trimestrielle est aussi une aventure esthétique pour la Mule, l’occasion de donner corps à des travaux photographiques menés à long terme.
TRIMESTRIEL
EDITION : Association Les Médias de Pampérigouste
DIFFUSION : NATIONALE
PRIX DE VENTE : 10 Euros
Le Ravi est mort. Et oui, voilà ce qui arrive à la presse indépendante quand on ne la soutient pas… Depuis dix-huit ans pourtant, le Ravi promènait sa plume en Provence-Alpes-Côte d’Azur, mixant dessins et articles, enquête et satire.
Le Ravi c’était le mensuel qui ne baisse jamais les bras !
le Ravi pratiquait un journalisme d’investigation et se donnait un devoir d’irrévérence en privilégiant le dessin de presse. Il est né, en 2004, d’un constat : la presse régionale, trop liée aux pouvoirs locaux, focalisée sur les faits-divers et le sport parce-que-ça-fait vendre, ne remplit plus sa mission. Édité par une association indépendante, le Ravi n’appartenait qu’à ses lecteurs. Mensuel diffusé dans le réseau presse en Provence-Alpes-Côte d’Azur dont tous les contenus – et plus encore – sont toujours disponibles en ligne sur le site. C’etait aussi un journal citoyen investi dans l’éducation aux médias et les quartiers populaires.
MENSUEL
EDITION : Association La Tchatche / LE RAVI, 11 boulevard National – 13001 Marseille / 04 91 08 78 77
DIFFUSION : Provence-Alpes-Côte d’Azur
PRIX DE VENTE : 3 Euros
La Déferlante est la première revue trimestrielle post-#metoo consacrée aux féminismes et au genre. Tous les trois mois, en librairie et sur abonnement, elle raconte les luttes et les débats qui secouent notre société.
Créée et dirigée par des femmes, La Déferlante donne la parole aux femmes et aux minorités de genre et visibilise leurs vécus et leurs combats.
Pour appréhender la complexité et le foisonnement des débats actuels, nous vous proposons des articles de fond, au graphisme soigné car nous pensons que la qualité de la mise en page sert l’accessibilité du propos.
Tous les trois mois, nous publions une multiplicité de formats journalistiques pour raconter les révolutions féministes : récits, enquêtes, portraits, reportages, bande dessinée, portfolio…
La Déferlante croise les regards de journalistes, d’auteur·rices, de chercheur·ses, d’artistes et d’activistes. Elle a pour ambition de déconstruire les normes de genre, celles qui se logent partout et principalement dans les creux de nos vies quotidiennes. Aussi, nous consacrons dans chaque numéro un dossier central à un thème déclinable à l’infinitif : manger, se battre, aimer, voter, etc.
TRIMESTRIEL
FONDATRICES : Marie Barbier, Lucie Geffroy, Emmanuelle Josse, Marion Pillas
DIFFUSION : Nationale, librairies, abonnements
PRIX DE VENTE : 19 euros
Publié depuis 2003, CQFD est basé à Marseille, ce qui lui évite de croire que les Champs-Élysées sont le centre du monde. Mais ce canard rebelle est distribué dans toute la France et s’intéresse à ce qui se passe partout sur la planète.
Né des cendres du Rire, le journal du Réseau d’information sur les réfractaires au service militaire, CQFD reste insoumis et carrément hostile à ceux et celles qui voudraient l’enrôler sous quelque drapeau que ce soit.
Il témoigne des luttes sociales et des diverses aspirations à l’émancipation : féminismes, résistances au travail aliéné, antiracismes, autogestion, écologie sociale, etc. En même temps, il s’évertue à dénoncer frontalement l’organisation mortifère du monde ultralibéral : politiques sécuritaires, surveillance technologique, contrôle des chômeurs, servilité des médias, nationalismes, etc.
MENSUEL
EDITION : CQFD, BP 70054, 13192 Marseille cedex 20 / 04 91 90 25 04
DIFFUSION : Nationale
PRIX DE VENTE : 4 Euros
Il y a mille façons de définir le projet Grenouille : média libre, musiques et cultures urbaines, créations sonores, ateliers de pratique radiophonique, événements dans la ville et dans le monde… Parce qu’à la radio, c’est à vous de voir. À vous d’imaginer, à vous de décider, si les parcours que l’on vous propose peuvent tracer de nouvelles perspectives, ouvrir de nouveaux horizons, inventer des possibles. Dire Radio et Cultures, à l’ère numérique, c’est rappeler et revendiquer les valeurs qui nous animent : liberté, partage, imagination, puissance de transformation. C’est aussi jouer avec toutes les possibilités offertes par les mutations du web, pour dire encore la nécessité de cultiver un art de l’écoute inventive, curieuse des autres et du monde.
chrisamploua@gmail.com
AMPLOUA
21, place Alexandre Mari
06390 Coaraze
Mauris était un homme d’exception, troubadour moderne du pais niçard. Compositeur interprète en occitan (niçard) il a fait chanter les mots d’Alan Pelhon et de Jan Luc Sauvaigo notamment. Ils ont ensemble inscrit l’occitan (niçard) dans une modernité qui a fait souche. Merci du fond du cœur, merci. Chanteur engagé et angageant, humain et humaniste, ses chansons parlent de vie, d’amour, de révolte, enfin de ce qui fait de nous des hommes.
Reprendre ses chansons avec Amploua, c’est l’occasion se se retrouver à ses côtés, partager encore de beaux et bons moments en sa compagnie.
Reprendre ses chansons, c’est une évidence tellement j’ai aimé et j’aime cet homme qui a tant compté dans mon chemin de vie alors si le cœur vous en dit en barca gens de marca et bon voyage…
Christian Bezet
L’anarchie est un mouvement politique qui reprend du poil de la bête dans la caboche de militants autonomes. À la campagne, dans la rue, dans les squats, comme à l’écran, l’anarchie est une utopie pour penser le monde et inventer au présent de nouvelles formes de propriété, de paysannerie, de démocratie face à la violence des banques et des décideurs politiques.
Au sommaire du numéro 172 :
1 / édito : linky : les opposant·es tiennent bon et ont bien raison !
Au Kazakhstan, le féminisme pour décoloniser les esprits
3-4 / L’homme qui plantait des figuiers
Entretien : l’ubérisation en prison ?
BD : le tableau noir de la macronie
12-13 / Portfolio : dans les forêts brûlées de sibérie
14 / Actu : l’écologie de rupture dans la rue contre bayer
16-17 / La lorgnette : au Sahel, le dérèglement climatique a bon dos
18 / L’atelier couture et compagnie / P.I.A.F / cuisiner sans gluten / le coin naturopathie
20-21 / Fiche pratique accueillir les abeilles… sans vouloir les exploiter
Dossier 6 pages : Cap sur l’anarchie
L’anarchie est un mouvement politique qui reprend du poil de la bête dans la caboche de militants autonomes. À la campagne, dans la rue, dans les squats, comme à l’écran, l’anarchie est une utopie pour penser le monde et inventer au présent de nouvelles formes de propriété, de paysannerie, de démocratie face à la violence des banques et des décideurs politiques.
MENSUEL
EDITION : L’âge de faire
Siège social : L’âge de faire – le journal / 17, Av Balard – St Auban – 04600 Château-Arnoux-St Auban /04 92 61 24 97
DIFFUSION : Nationale
PRIX DE VENTE : 2,80 Euros

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Rendez-vous chaque mois au local de Nice en Commun, rue François Guisol, Nice. L’équipe du Mouais présente son nouveau numéro, on lit un choix d’articles, on échange et on débat, on boit du pinard et des binouses, on profite de mini-concerts en live. Et YouTubercule est là pour enregistrer tout ça et le mettre dans vos oreilles ! Guettez les prochaines dates sur le site du Mouais, venez nous rencontrer.

Le rendez-vous mensuel du Mouais. #38 : Chronique la France. Crève Général !
1:00:26
MENSUEL
EDITION : ARMA – Association pour la Reconnaissance des Médias Alternatifs – NICE
DIFFUSION : Alpes-Maritimes
PRIX DE VENTE : 3 Euros, prix libre à la criée
Quand on part en camion faire nos reportages ou nos feuilletons, on adore aller rendre visite, souvent à l’improviste, aux radios associatives locales. Libres, indépendantes, souvent sans pubs ni subventions, elles tissent le lien social du territoire. L’occasion pour nous de vous faire entendre d’autres sons, d’autres émissions, de vous faire découvrir d’autres initiatives. Souvent, nous mutualisons nos contenus, gratuitement. Certaines de ces radios diffusent nos feuilletons sur leurs ondes, et nous les mettons à l’honneur ici sur cette page. Allez écouter la petite sélection de podcasts que nous vous avons préparée, n’hésitez pas à ajouter ces radios dans vos favoris, soutenez les en les suivant !
Fâché avec tout le monde ou presque, drôle sur la forme, sérieux sur le fond, combatif mais pas sectaire !

Dans son livre-rapport « Que faire de la police ? » (Fakir éditions), le rédac’ chef auditionne chercheurs, ONG, victimes, syndicats de policiers, hiérarchie. Trois crises sont mises en lumière : la crise des Gilets jaunes, la crise avec les quartiers, et la crise dans la police. Et son propos s’achève sur dix propositions « pour une police de la confiance ». Car si, pour parodier Clémenceau, « la police est une chose trop sérieuse pour être laissée aux seuls policiers », il est vrai aussi qu’on ne transformera pas la police sans les agents eux-mêmes. Un article de François Ruffin publié dans le n°95 du journal Fakir et lu par Gilles Perret, Aurore Juvenelle et Mohamed Seddiki.
42:20

La 5G, et l’iPhone 11. Voilà pour eux, pour Bruxelles, pour Macron, voilà pour eux le progrès… C’est le symptôme d’un vide. D’un vide politique. D’un vide d’espérance. D’une classe dirigeante sans horizon. Un dossier de Cyril Pocréaux et François Ruffin, lu par Aurore Juvenelle et Mohamed Seddiki.
56:15

La gestion autoritaire de la crise du Covid ne relève pas – je crois – du hasard : elle s’inscrit dans une histoire. Elle n’est pas le fruit d’une fatalité, mais d’une volonté. Je résume, pille, ici, l’ouvrage de Grégoire Chamayou, La Société ingouvernable, sur la généalogie du « libéralisme autoritaire ». En remontant à l’Amérique des années 1970, et même à l’Allemagne des années 1930, il offre des clés de compréhension du présent. Un article de François Ruffin dans notre n°97, lu par Mohamed Seddiki, Aurore Juvenelle.
16:02

Doit-on, en temps de danger mortel pour les populations, lever les brevets, rendre publique leur exploitation ? Évidemment, estiment l’OMS, l’ONU, les ONG, des prix Nobel, la majorité des États et les peuples. Surtout pas !, répondent l’OMC, l’Union européenne, la France et Big Pharma. C’est que la propriété intellectuelle sur les vaccins, sur les traitements, sur les médocs, c’est la clé de voûte de leur industrie, de leurs profits, par milliards. Et tant pis si ça tue des gens, depuis des décennies, par millions. Du Rwanda à Washington, via Abbeville, état des lieux d’un combat vital. Un dossier Cyril Pocréaux, avec François Ruffin et Pauline Londeix, dans notre n°98, lu par Mohamed Seddiki, Maïmouna Bocou, Marc Testé et Aurore Juvenelle.
42:08

Une loi allait passer, à l'Assemblée, sur l'Aide sociale à l'enfance. Alors, notre député-reporter a fait le tour des assistantes familiales de la Somme et d'ailleurs : la cinquième roue d'un chariot bringuebalant, avec dedans plus de 100 000 enfants, ballotés de familles d'accueil en foyers... Un article de Cyril Pocréaux et François Ruffin.
16:36
Radio associative, sans publicité (une exception dans le paysage médiatique !), Agora Côte d’Azur tisse le lien entre les habitants des lieux où l’on capte ses ondes, en plaçant leur parole au cœur de ses choix éditoriaux. C’est la richesse de « ces acteurs de terrains » que nous souhaitons défendre dans le paysage radiophonique actuel.
En privilégiant l’information locale tout public, en diffusant les émissions culturelles réalisées par des bénévoles et en agrémentant notre antenne d’une programmation musicale éclectique qui donne place aux jeunes talents musiciens et chanteurs de notre région, Agora Côte d’Azur est une radio de proximité qui vous ressemble, qui conforte les liens sociaux et favorise le débat.
Après avoir obtenu la légalisation des radios libres, après voir mené une lutte acharnée pour faire vivre nos projets alternatifs, critiques et différents sur les ondes , nous avons réussi à obtenir l’attribution d’une fréquence pour un projet authentiquement associatif, libre, indépendant et interculturel . ( Ce projet résulte de la proposition acceptée par tous de fusion des trois radios : Soleil Provence, Treize et Provisoire.
Indépendante de tout parti politique, église, puissance financière et qui entend créer sur Marseille et sur les ondes un espace de liberté …

Émission consacrée à l’actualité en Palestine et aux enjeux de la colonisation israélienne. Interventions de militants, d’universitaires, de personnalités politiques qui donnent des éclairages ou analyses en lien avec l’histoire contemporaine ou ancienne de la Palestine.
57:10

Émission consacrée à l’actualité en Palestine et aux enjeux de la colonisation israélienne. Interventions de militants, d’universitaires, de personnalités politiques qui donnent des éclairages ou analyses en lien avec l’histoire contemporaine ou ancienne de la Palestine.
50:18

Émission consacrée à l’actualité en Palestine et aux enjeux de la colonisation israélienne. Interventions de militants, d’universitaires, de personnalités politiques qui donnent des éclairages ou analyses en lien avec l’histoire contemporaine ou ancienne de la Palestine.
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Émission consacrée à l’actualité en Palestine et aux enjeux de la colonisation israélienne. Interventions de militants, d’universitaires, de personnalités politiques qui donnent des éclairages ou analyses en lien avec l’histoire contemporaine ou ancienne de la Palestine.
58:00
Radio libre, elle fait la part belle à la libre antenne, à l’ouverture à ses auditeurices. Elle a pour but d’être la voix des sans-voix, l’expression de toutes les couleurs et nationalités, de tous les mouvements populaires et progressistes, de toutes les gauches, des associations, partis politiques et syndicats qui les composent. Politique, sociale, culturelle et internationale.
Média local d’information qui se mouille et s’engage, provoque et nourrit des débats au sein de notre camp social : celui des travailleureuses, des précaires, des privé.es d’emploi, des étudiant.es, des détenu.es, des personnes LGBTQ, des écologistes et défenseureuses de notre environnement.

Chaque semaine on y parle de l'écologie en luttes ! On évoque l'actualité des luttes écologistes, et on ouvre les dossiers qui nous paraissent plus importants que les autres. En essayant de marquer toujours les liens entre luttes sociales et luttes écologiques, entre aspects environnementaux et aspects sociaux.
01:00:01

Chaque semaine on y parle de l'écologie en luttes ! On évoque l'actualité des luttes écologistes, et on ouvre les dossiers qui nous paraissent plus importants que les autres. En essayant de marquer toujours les liens entre luttes sociales et luttes écologiques, entre aspects environnementaux et aspects sociaux.
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Chaque semaine on y parle de l'écologie en luttes ! On évoque l'actualité des luttes écologistes, et on ouvre les dossiers qui nous paraissent plus importants que les autres. En essayant de marquer toujours les liens entre luttes sociales et luttes écologiques, entre aspects environnementaux et aspects sociaux.
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Chaque semaine on y parle de l'écologie en luttes ! On évoque l'actualité des luttes écologistes, et on ouvre les dossiers qui nous paraissent plus importants que les autres. En essayant de marquer toujours les liens entre luttes sociales et luttes écologiques, entre aspects environnementaux et aspects sociaux.
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Chaque semaine on y parle de l'écologie en luttes ! On évoque l'actualité des luttes écologistes, et on ouvre les dossiers qui nous paraissent plus importants que les autres. En essayant de marquer toujours les liens entre luttes sociales et luttes écologiques, entre aspects environnementaux et aspects sociaux.
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Comme on n’est que deux à tout faire et qu’on a une vie sexuelle aussi, la boutique n’est pas prête pour l’instant. Mais elle le sera bientôt. D’ailleurs toute aide est la bienvenue, n’hésitez pas à nous écrire ! Dans la Boutiquercule vous trouverez tout ce qu’il vous manque pour continuer votre transformation.
Pour vous mettre l’eau à la bouche : t-shirts et tote-bags en coton bio fabriqués en France et sérigraphiés à la main dans l’Atelier Chimichurri à Marseille. Nos fameuses pommes de terre germées et séchées, pièces uniques, élégamment encadrées par Élodie Paladino à l’Atelier Chimichurri de Marseille pour orner vos murs. Mais aussi des cartes postales, des autocollants et tout ce qu’on n’a pas encore imaginé.
Maman, maman ! C’est quoi artiste ?
C’est vrai que nous-mêmes on a un peu de mal à vous dire ce que c’est. Surtout si on pense à la conférence gesticulée de Franck Lepage et Anthony Pouliquen sur la culture… Bref, vous irez écouter.
En tout cas, artiste ça parle à tout le monde et c’est quand même plus court que « acteurices de la scène musicale indépendante ». Car c’est bien de ça dont il s’agit.
Ici vous trouverez les pages dédiées aux chanteureuses, musicien.nes ou groupes qu’on rencontre sur notre route. On leur fait une place pour les mettre en valeur et diffuser ce qu’iels font. On vous le redit, vous n’y échapperez pas.
Les Playbums c’est des playlistes et des albums. C’est facile, c’est pas compliqué.
Les playlistes regroupent tous les morceaux qu’on utilise dans nos feuilletons radiophoniques. Comme ça vous pouvez faire votre tambouille, votre sport ou vos longueurs de bassin en musique.
Parfois aussi on assemble plusieurs morceaux pour n’en faire qu’un, on s’amuse quoi. Dans les détails de chaque épisode vous trouverez un onglet qui détaille chaque morceau au cas où vous voudriez agrandir votre discothèque ou vous passionner pour un.e nouvel.le artiste.
Ici on met aussi en avant les albums et les EP des groupes, musicien.nes et chanteureuses locaux-ales qu’on croise et rencontre pendant nos virées. On fait de la place à celles et ceux qui peinent parfois à en trouver une pour se faire entendre.
On participe à beaucoup de salons et de festivals. Des salons bio, des festival de cinéma indépendant… On y tient toujours une table pour vendre les bouquins des éditions Agone et Fakir, les dvd des Mutins de Pangée.
Souvent dans ces endroits, des conférences sont organisées. On enregistre celles qui nous parlent, qui nous apprennent de nouveaux trucs, qui nous invitent à réfléchir.
Côté technique, on se branche à la sortie de la table de mixage et on appuie sur REC. Alors c’est vrai que selon le type de micro utilisé par les organisateurices, la façon que l’intervenant.e a de le tenir, le son est plus ou moins bon.
En tout cas, on ne vous diffuse que ce qui est audible, car de toute façon, vous n’y échapperez pas.
Pour les entretiens, on procède de différentes manières.
Soit on se ballade et on tombe sur une perle, alors on sort le matos en mode portable, micro tendu, soit on prévoit une intervention à l’avance.
Dans ce cas, on met en place une table radio, quatre micros, quatre casques, un retour pour que les gens qui passent puissent entendre.
Tout le monde peut intervenir à tout moment, les micros sont ouverts, la parole est libre.
Pour le montage c’est plus simple : on fait un habillage avec nos jingles, on nettoie le son, on retire quelques silences s’ils ne sont pas adéquats et c’est tout. On ne coupe rien des propos.
Un feuilleton radiophonique, ça s’écoute comme un film, mais c’est bien mieux, car il n’y a pas d’images.
En pratique, on part entre une semaine et 10 jours à un endroit. On rencontre des gens, on découvre des lieux, des associations. On enregistre tout ça, on fait des prises de sons d’ambiance et on rentre à la maison.
Vient ensuite le temps du montage. On prend beaucoup de temps pour le faire bien, pour mettre en valeur les propos, choisir les musiques adaptées.
On fait ça sur plusieurs semaines à Coaraze, par périodes de 3-4 jours pendant lesquels pastis, côtes de bœuf grillées, patates sautées, pinard et séances cinéma sont le réconfort d’un travail méticuleux.
L’espace Focus, c’est l’endroit dans lequel on met en avant les personnes que nous avons rencontrées pendant nos ballades et dont le boulot nous a séduit.
Dans Focus vous en découvrirez un peu plus sur iels : des textes, des photos, des vidéos, des liens… Tout ce qu’il vous faut pour continuer votre métamorphose.
On vous avait prévenu, de toute façon, vous n’y échapperez pas.
Fakir n’est lié à aucun parti, aucun syndicat, aucune institution. Il est fâché avec tout le monde ou presque.
Depuis le premier numéro, en 1999, cet avertissement s’affiche à la Une de notre canard.
C’est qu’on aime bien la castagne. Et qu’elle nous le rend bien : on passe notre temps au tribunal (contre un patron du CAC 40, un journaliste aux ordres, un politicien imbus). Tous gagnés, pour l’instant, les procès.
On les remporte, parce qu’on n’aime pas trop les éditos, ni les chroniques. Nos dossiers s’appuient sur des reportages, des recherches dans les archives. Ça prend du temps, de l’énergie, mais qu’est-ce qu’on ne ferait pas vos beaux yeux ? (Et vos euros…)
On n’aime pas trop « l’actualité », non plus. C’est « le bruit des vagues en surface », répète notre rédac’chef. « Nous, ce qui nous intéresse, il poursuit (un peu grandiloquent), c’est la réalité : le mouvement des plaques tectoniques en profondeur. » On a donc consacré des dossiers à l’intérim, à la psychiatrie, aux contrats emploi solidarité, à un accident du travail, à une salle de muscu dans un quartier popu. Ou même à « la métaphysique du tuning ».
C’est qu’on aime bien, enfin, cette variété, cette surprise. Que le lecteur ne sache pas trop sur quoi il va tomber au prochain numéro, ou même à la page d’après. Comme un cadeau surprise. Qu’on évite le côté « militant chiant », avec la litanie des violences policières, des sans-papiers maltraités, avec toujours les mêmes photos de défilé, de gens alignés à la tribune. Et tant pis si les purs et durs se plaignent de nos impostures, ou de nos papiers culs.
Bon, tous ces « On aime / On n’aime pas », ça fait pas une ligne bien droite. Plutôt tordue. Tant mieux ou tant pis.
TRIMESTRIEL
EDITION : Association Fakir – 4 rue blanquetaque – 80000 Amiens / 03 22 72 64 54
DIFFUSION : Nationale
PRIX DE VENTE : 3 Euros
Le Ravi est mort. Et oui, voilà ce qui arrive à la presse indépendante quand on ne la soutient pas… Depuis dix-huit ans pourtant, le Ravi promènait sa plume en Provence-Alpes-Côte d’Azur, mixant dessins et articles, enquête et satire.
Le Ravi c’était le mensuel qui ne baisse jamais les bras !
le Ravi pratiquait un journalisme d’investigation et se donnait un devoir d’irrévérence en privilégiant le dessin de presse. Il est né, en 2004, d’un constat : la presse régionale, trop liée aux pouvoirs locaux, focalisée sur les faits-divers et le sport parce-que-ça-fait vendre, ne remplit plus sa mission. Édité par une association indépendante, le Ravi n’appartenait qu’à ses lecteurs. Mensuel diffusé dans le réseau presse en Provence-Alpes-Côte d’Azur dont tous les contenus – et plus encore – sont toujours disponibles en ligne sur le site. C’etait aussi un journal citoyen investi dans l’éducation aux médias et les quartiers populaires.
MENSUEL
EDITION : Association La Tchatche / LE RAVI, 11 boulevard National – 13001 Marseille / 04 91 08 78 77
DIFFUSION : Provence-Alpes-Côte d’Azur
PRIX DE VENTE : 3 Euros
La Brique n’est attachée à aucune organisation, aucun parti, aucune institution. Que les responsables politiques tendance « sociale », les élites syndicales, culturelles et associatives se le tiennent pour dit : La Brique ne lâchera rien. Quant aux réactionnaires, gaullistes, fascistes, de droite ou autres centristes… La Brique est et sera impitoyable !
La Brique se veut un outil d’information critique pour chacun, chacune. Elle décrit la réalité sociale en tentant d’être un journal accessible par le plus grand nombre, un canard « populaire ». L’un des buts étant d’amener les gens à se mobiliser, à donner leur avis, sur des sujets, des faits, des projets qui les touchent directement.
La Brique privilégie l’enquête de terrain et l’investigation à la tribune d’opinion. Nous ne prétendons pas atteindre une pseudo objectivité ; l’objectivité du journaliste est un leurre : la manière de présenter les faits, ce qu’on ne dit pas, ce sur quoi on insiste, à qui on donne la parole : autant de démarches forcément subjectives et politiques, reflet d’une certaine réalité. Nous ne sacrifions rien à la vérité, mais utilisons l’humour pour donner un peu le goût de lire. Si on ne résistait pas dans la joie, au nom de quoi le ferions nous ?
La Brique est le miroir qui témoigne de l’évolution de Lille et de la région ; elle contribue à dénoncer les dysfonctionnements, malaises et dérives de sa vie démocratique.
Dans La Brique, le racisme, le patriarcat et le négationnisme n’ont pas leur place. Pas plus que l’apologie des hiérarchies, de la ségrégation où l’exploitation des corps et des esprits par le fric ou la pub.
Journal alternatif et autogéré, où la hiérarchie et la chefferie n’ont pas leur place, où la prise de décision recherche le consensus, où le partage des savoirs et savoir-faire est organisé. Nous fonctionnons sur un mode horizontal et collectif.
MENSUEL
EDITION : Journal La Brique, 14 rue des Tours, 59800 Lille
DIFFUSION : Région lilloise
PRIX DE VENTE : 2 Euros
L’âge de faire témoigne des expériences alternatives en matière de réappropriation de l’économie, de création de lien social, d’écologie et d’engagement citoyen. Son credo : offrir à ses lecteurs des outils qui leur permettront de mettre en œuvre leurs idées.
L’âge de faire, c’est une équipe de huit salariés réunis pour proposer une info libre et joyeuse. Notre credo ? Mettre en lumière des alternatives concrètes en matière d’écologie, de création de lien social, d’économie et de citoyenneté. Nous voulons offrir à nos lecteurs des outils pour mettre en œuvre leur idées. Le journal a été créé en 2005 par une association.
Aujourd’hui, nous sommes réunis au sein d’une SCOP (Société coopérative ouvrière de production). Et ça change pas mal de choses. Nous décidons ensemble du contenu et de la ligne éditoriale du journal. À chaque fin de mois, on se réunit collectivement pour imaginer de nouveaux sujets et de futurs projets. Le journal appartient aux 8 salariés : il n’y a pas « d’actionnaire extérieur », donc une plus grande liberté de ton. Egalement, nous pratiquons l’autogestion : pas de patron au quotidien… et 8 patrons aux réunions ! On a également décidé de pratiquer l’égalité salariale.
Nous ne sommes liés à aucun parti politique, à aucun actionnaire et on déteste la pub. Seuls nos lecteurs nous font vivre. Nous sommes membres de la Coordination permanente des médias libres, qui rassemble des médias citoyens et alternatifs face aux grands groupes de presse traditionnels aux mains d’une poignée de géants.
On a fait le choix de ne pas être en kiosque, et plutôt de compter sur le soutien de particuliers, de magasins ou d’associations qui nous font connaître. Notre journal est aussi vendu dans les foires et salons par notre réseau de sympathisants.
MENSUEL
EDITION : L’âge de faire
Siège social : L’âge de faire – le journal / 17, Av Balard – St Auban – 04600 Château-Arnoux-St Auban /04 92 61 24 97
DIFFUSION : Nationale
PRIX DE VENTE : 2,80 Euros
Contre le «journalisme de préfecture», pour la presse libre locale. Mouais, c’est un journal d’information indépendant et critique, qui sort des sentiers battus, gratte là où ça démange, et fait du bruit là où le silence devient pesant. Parce que nous devons en revenir aux fondamentaux : ceux d’une presse libre, locale, indépendante, et ancrée dans le quotidien des habitant.e.s des territoires.
Nous ne pouvons plus accepter que des éditorialistes hors-sol, des prétendus « experts » en roue libre, des gratte-papier ne sachant plus que recopier les éléments de langage de la communication du gouvernement, des mairies, des postes de polices, des préfectures et des multinationales, privatisent pour leur compte l’espace d’expression publique –imposant leurs intérêts et leurs lois à des hordes de prolétaires de l’info, pigistes sous-payés, qui constituent aujourd’hui, ne l’oublions pas, le gros des journalistes… Et qui, eux aussi, sont les victimes d’un système médiatique figé, enkysté dans les sphères de pouvoir.
Pourquoi « mouais » ? Voyons donc la définition de ce terme. Mouais: expr. pop. fr. : Se dit afin d’exprimer une sorte de doute diffus face à une affirmation quelconque. Ex : « Il était bien, ce film avec Kev Adams, non ? –Mouais… » Mouais, journal dubitatif, tel le chat (noir, bien entendu) qui lui sert d’emblème, ne prend donc jamais pour argent comptant ce qu’on lui propose, pas même un savoureux bol de croquettes au saumon. A tout ce qui lui arrive aux oreilles, qu’il a grandes, curieuses et attentives, il oppose ce même « mouais » circonspect.
Roberto Bolaño : « Que l’amnésie jamais ne vienne embrasser notre bouche. Que jamais elle ne l’embrasse. Nous rêvions d’utopie, et nous nous réveillons en criant … Faire apparaître les nouvelles sensations. Subvertir la quotidienneté. OK. LACHEZ-TOUT, A NOUVEAU. LANCEZ-VOUS SUR LES CHEMINS. »
Et laissons derrière nous, s’il vous plait, Jean-Michel Apathie, Franz-Olivier Giesbert, Laurent Ruquier, Yann Moix, Léa Salamé, Dominique Seux, Olivier Duhamel, Eric Brunet, Ruth Elkrief, Christophe Barbier, Nicolas Demorand, Ana Cabana, Laurent Delahousse, Jean-Pierre Pernault, Nicolas Domenach, Pascal Praud, Zemmour et Naulleau, Laurent Joffrin, Patrick Cohen, et tous les autres.
Parce qu’ils ne sont pas les médias. Ils ne sont que les porte-voix d’eux-mêmes, et de leurs maîtres.
NOUS sommes les médias. (Par Macko Dràgàn)
MENSUEL
EDITION : ARMA – Association pour la Reconnaissance des Médias Alternatifs – NICE
DIFFUSION : Alpes-Maritimes
PRIX DE VENTE : 3 Euros, prix libre à la criée
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Radio Vassivière est une radio associative qui émet sur le territoire de la montagne limousine, du plateau de Millevaches et ses alentours, à cheval sur les trois départements de l’ex Limousin.
Radio Vassivière propose un programme axé sur la communication sociale de proximité.
C’est aujourd’hui une vingtaine d’émissions en public par an et des partenariats avec de nombreux acteurs de son territoire. C’est aussi une mission d’éducation populaire, avec des interventions régulières en milieu scolaire, auprès de personnes âgées ou de demandeurs d’asile.
Retrouvez ici les dates et lieux de nos prochains déplacements. Voici l’occasion pour nous de partager et promouvoir les événements auxquels nous participons, la possibilité pour vous de découvrir de nouvelles initiatives, de venir à notre rencontre, de parler dans le micro.
Bien évidemment cet agenda alternatif n’est pas exhaustif. L’alimenter de manière régulière pour diffuser les rendez-vous de nos copaines demande une logistique que nous ne sommes pas, pour le moment, en capacité d’assurer. Alors, avis aux ambitieu.ses ! Si vous voulez proposer votre aide, contactez-nous !
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Enfin, ils nous permettront d’acheter des enregistreurs numériques que nous distribuerons à nos collaborateurices désireu.ses de créer et proposer sur notre plateforme, leurs propres podcasts.
Hébergement internet / an : 86.22 Euros
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Exemple moyen de frais pour un feuilleton radiophonique sur une semaine
Essence : 188.74 Euros
Restauration : 221.58 Euros
Prix moyen pour l’achat d’un kit complet de matériel pour une personne :
Enregistreur numérique : 219 Euros
Microphone : 184 Euros
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Casque : 59 Euros
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YouTubercule est une plateforme multimedia alternative qui fonctionne sans pub ni subventions. Nous vous proposons en accès libre et gratuit des podcasts, de la musique, de la presse pas pareille.
Vous trouverez des feuilletons radiophoniques, des reportages, des entretiens, des conférences, des lectures et tout ce que nous n’avons pas encore imaginé. Enregistrés, réalisés et montés par nos soins, à nos podcasts s’ajouteront ceux de nos copaines collaborateurices qui, à travers la France auront envie iels aussi de vous proposer leur vision du monde.
Vous trouverez les playlistes des musiques qui habillent nos podcasts, des albums d’artistes que nous auront rencontré.es et que nous voulons mettre en valeur.
Enfin, chaque mois les unes des journaux du réseau de la presse libre et indépendante dite “presse pas pareille”.
Octobre 2020 la tempête « Alex » ravage plusieurs vallées proches de la frontière italienne. Nat et Raf sont coincé.es dans la Roya, Jacques ne peut pas se déplacer ; le projet collectif que nous avions en commun de faire de la radio dans la Creuse est annulé. Avec Éric, nous décidons de partir malgré tout à la découverte du plateau de Millevaches pour réaliser ce qui fut notre premier feuilleton radiophonique : “Autonomie pinard et décibels”. À l’époque nous étions diffusés sur Agora Côte d’Azur dans l’émission “Ciao viva !”, radio que nous quitterons en septembre 2021 pour imaginer, construire et vous proposer YouTubercule.
Depuis nous trainons nos micros, nos rillettes, nos casques et nos cubis partout en France. De Marseille à Amiens, de Paris à Toulouse, de Tourettes-Levens à Saint-Étienne, nous sommes friands des lieux alternatifs, des initiatives solidaires, des nids où l’éducation populaire subsiste. Car nous avons envie de vous faire bouger et rencontrer du monde, de vous faire rire et rêver, tout simplement. De la ville à la campagne, nous nous laissons porter par l’imprévu, en quête d’horizons nouveaux. Ces utopies, ces idéaux, ces folies, venez les partager avec nous, car vous n’êtes plus seul.es à rêver d’autre chose.
Aller, c’est décidé, demain on part. Demain on vous emmène avec nous, logé.es, nourri.es. On part en camion, celui qui ne prend jamais l’autoroute. Aller, on décolle de suite. Embarquez, le moteur tourne, la route nous attend. En plus je vous ai déjà servi un verre de pinard et préparé une tartine de rillettes.
YouTubercule, vous n’y échapperez pas !
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PPP, voici les initiales qui désignent la Presse Pas Pareille. Cette expression lancée par le journal Le Ravi – basé à Marseille – définit des journaux et des médias non inféodés aux pouvoirs politiques et économiques et répondent aux critères suivants :
# Ils produisent essentiellement du contenu écrit, sur papier ou en ligne.
# Ils n’appartiennent à aucun groupe industriel et/ou financier, à aucun mouvement politique et/ou syndical et/ou religieux.
# Ils sont détenus par leurs salarié·es, leurs lecteurices et/ou une association.
# Professionnel.les ou bénévoles, iels mènent une véritable démarche d’information, sans se cantonner à l’expression d’opinions.
# Iels sont favorables à une société plus juste et solidaire, sans exclure aucune catégorie de personnes.
# la publicité est absente ou n’occupe pas plus de 10 % de leurs pages.
Cette affiche prend le parti de la lisibilité plutôt que de l’exhaustivité. Y figurent des médias d’information qui « font l’opinion » et qui dépendent d’intérêts industriels ou financiers, de groupes de presse ou de l’État.