Malaise Fanfare #6
Puppy please, société indépendante de porno alternatif.
56:39
Faire du BDSM implique, en principe, de consentir mutuellement à une asymétrie radicale dans l’interaction affectivo-sexuelle, d’érotiser dans ce cadre la contrainte, la domination, la violence ; c’est plutôt bien connu désormais… Oui, il est possible de consentir à tout cela, d’en avoir vraiment envie surtout (la distinction est primordiale). Et puis d’en tirer un plaisir triomphant bien souvent d’une certaine «tyrannie de l’orgasme»*.
Ainsi, et pour n’évoquer ici que quelques configurations personnellement coudoyées : être féministe (vénère), bie, et apprécier être soumise dans le cadre de rapports BDSM hétéros, c’est possible et pas contradictoire (ça n’empêche pas de porter des projets de société subversifs). Être juive, et apprécier jouer la tortionnaire nazie (vénère), idem. Être non-blanc, anar, et apprécier recevoir des ‘’injures’’ racistes de la part de son partenaire BDSM blanc coco, idem Tout cela complique bien sûr la compréhension que l’on peut avoir de la sentence (toujours valide au demeurant) stipulant que « l’intime est politique ».
« Tout est possible »* dans le BDSM. Y compris hélas les rapports de domination non-consentis, non-ludiques. La vague #MeToo, qui a également balayé la scène BDSM française, a bien contribué à mettre en lumière que ce milieu s’inscrit de plain-pied dans son contexte sociétal, qu’il reproduit en bonne partie (sans forcément les (re)jouer ou les subvertir) les rapports de pouvoir environnants.
D’ailleurs, dans le milieu, et contrairement à une idée très largement répandue chez les vanilles, la grande majorité des relations BDSM hétéros (abusives ou non), sont en fait maledom (hommes tops, femmes bottoms).
C’est sans compter aussi « le fait qu’il y ait [quand même] plein de mecs soumis, et parce qu’ils sont soumis, ils vont pas remarquer qu’ils sont sexistes… »* – notification assez récurrente dans le milieu. De la part surtout des nombreuses dominas en proie au harcèlement. Pour autant, il est fréquent que les hommes bottoms hétéros se présentent ou soient présentés comme les grands ‘’perdants’’ du monde BDSM, tant ils peineraient à trouver des partenaires compatibles (et ‘’gratuites’’). Pour beaucoup, ce sont indubitablement les femmes bottoms qui sont les plus à plaindre, car les plus vulnérables aux agressions. Certain·e·s disent même d’ailleurs que les « Maîtres cis hétéros blancs »* (il paraît que c’est devenu une insulte) seraient contre toute attente les moins privilégiés, car devant systématiquement prouver leur potentielle innocuité. Les switches (démographiquement majoritaires dans beaucoup de scènes) regretteront volontiers de ne pas être toujours pris·es au sérieux… Pour les personnes plus genderqueer, notamment pour celles qui n’ont pas la chance d’avoir localement leur propre milieu BDSM (on pense à beaucoup de scènes de province) : paie tes soirées BDSM avec dress-code genré, ta transphobie, ta fétichisation… Etc. Autrement dit, on a vite l’impression que tout le monde s’estime lésé·e d’une façon ou d’une autre dans ce beau petit milieu, et parfois, ça vire même en contest, de vive voix, pour savoir c’est qui le·la pire martyr·e (et pas que chez les masos).
Sans doute est-ce là l’occasion de rappeler au passage que la condition générale de kinkster, abstraction faite ici des innombrables délectations qu’elle implique (et des inévitables variations inter-personnelles, des facteurs intersectionnels, etc.), demeure parfois une condition fort douloureuse. Un point que beaucoup semblent trop souvent oublier en effet : la violence morale que peuvent subir les adeptes de BDSM de « l’extérieur » (aussi).
De la part de certain·e·s professionnel·le·s de santé, déjà, et en raison, potentiellement, de la psychopathologisation toujours en vigueur du BDSM (et des fétichismes, etc ), d’après ce manuel de ‘’référence’’ aussi merdique, scientifiquement et politiquement, qu’est le DSM-V – véritable bible pour normopathes. Rares sont pourtant les kinsters français·es, et c’est assez étrange, à s’insurger ouvertement contre cette ineptie. Alors, on appréhende volontiers les rendez-vous médicaux quand la peau garde encore quelques souvenirs de badine, on ne parle pas toujours à sa·son psy de ses week-ends…
Et de façon plus générale, témoigner ‘’publiquement’’ d’un intérêt pour le BDSM, c’est, encore, s’exposer à coup sûr à de jolies insultes (« pervers·e », « malade »…), à du harcèlement (blagounettes à n’en plus finir…), de l’évitement… Et donc là aussi, souvent, on reste au placard (avec ses jouets).
Heureusement (ou pas), le BDSM (communautaire) reste empreint d’une culture de l’ « élitisme », faisant que la relation qu’entretiennent beaucoup de kinksters avec les « vanilles », c’est-à-dire les personnes qui (présupposément) ne disposent pas d’inclinations BDSM, est fréquemment marquée par une forme de « condescendance »*, de « mépris »* – retournement du stigmate oblige (les infâmes, ce sont en fait les mainstream). En principe, ce mécanisme requiert tout de même une altérité (vanille) bien distincte et un entre-soi (kinky) assez soudé. Or, il s’agit-là de deux aspects parmi d’autres qui ne vont pas – ou désormais plus – de soi.
Si le fait que BDSM soit (de plus en plus) à la mode est désormais devenu un poncif, le fait qu’il y ait des modes dans le BDSM (communautaire) est bien moins souvent notifié. Et pourtant ; au sein de chaque scène BDSM, ainsi que du milieu BDSM pris de façon plus générale, il existe un sadomasochistiquement correct – largement indexé sur ce qui, à l’échelle sociétale devient de plus en plus accepté –, qui peut avoir comme effet d’ostraciser les adeptes de certaines pratiques. L’on se retrouve alors déviant·e chez les déviant·e·s. ; c’est méta-, mais c’est pas (toujours) rigolo.
Si le fameux shibari est désormais tendance un peu partout – ce shibari que d’aucun·e·s qualifient de « BDSM politiquement correct »* – quid alors du bondage au fil barbelé, des pratiques scato ou ne serait-ce qu’uro, du raceplay, du medical-fetish où l’on joue avec seringues et camisoles de force (cheh, le DSM), des scarifs BDSM faites entre potes, etc. ? Comme j’ai pu maintes fois le constater, tous ces kinks, et bien d’autres, sont loin d’être aisément acceptés (partout), dans un milieu où pourtant, paraît-il, tant que c’est savamment consenti, « personne ne juge ! »*. Mouais…
Et d’ailleurs, de l’autre côté, il y a aussi ceulles, qu’on qualifie parfois ironiquement de kinksters « DDCN »* (Dignes De Ce Nom), qui nourrissent un dédain envers les personnes pour qui le BDSM ne se ‘’réduirait’’ par exemple qu’à « 2-3 fessées de temps en temps »*, ou à une forme jugée bien trop inoffensive de « shibari-yoga-thé vert »*. Certes, il s’agit là en bonne partie d’une réaction à mon sens ultra-légitime aux injonctions biopolitiques et hégémoniques à un BDSM « safe » et « sane ». Mais cela peut aisément conduire aussi, à une « tyrannie des techniques [BDSM] » (plus ça requiert du skill, mieux c’est), à d’autres formes de surenchères, à l’entretien d’un « capital subculturel », faisant qu’on se hiérarchise entre pervers·es.

Domination envers tout ce qui est anormal, donc littéralement hors norme : les pauvres, les non-Blancs, les femmes, les trans, les lesbiennes, les gays, les enfants, les personnes handicapées, les vieux et vieilles, les anarchistes, les pommes un peu tordues, les touffes d’herbe entre deux pavés… Bon, dans toute cette pagaille, il y a pléthore de choix, alors que choisir pour écrire ? Eh bien tout. Toutes les formes de domination. Je parle là d’une domination oppressive non-consentie, souvent incorporée, diffuse et institutionnalisée plus que flagrante. Proudhon écrit : « être gouverné, c’est être à chaque opération, à chaque transaction, à chaque mouvement, noté, enregistré, recensé, tarifé, timbré, toisé, coté, cotisé, patenté, licencié, autorisé, apostillé, admonesté, empêché, réformé, redressé, corrigé ». La notion de domination induit forcément le binôme dominant.e/dominé.e, et de fait, un rapport de hiérarchie. Dans le monde de demain, j’espère que la hiérarchie sera vraiment l’anagramme de l’hier-à-chier.
Le thème de la domination, sous ses diverses déclinaisons, a agité la recherche en sciences sociales et nous pouvons retenir le concept d’écologie sociale de Murray Bookchin. Ce dernier estime que « l’obligation faite à l’humain de dominer la nature découle directement de la domination de l’humain sur l’humain ». De fait, on ne pourrait pas résoudre les problèmes écologiques sans entamer un changement politique et social profond. Croire au capitalisme écologique ce serait comme manger une glace au kebab : ça ne va pas ensemble. L’exploitation de la nature est intrinsèque au fonctionnement social actuel qui est fondé sur des rapports de domination, et où le dominé.e n’est qu’une chose à s’accaparer sans vergogne. Ce fonctionnement, c’est celui de tout ce qui est associé au « civilisé » : l’Etat, les multinationales, les banquier.es… En fait, l’idée même de civilisation est construite sur le dos voûté du prolétariat.
Ou berceau des dominations institutionnalisées ? Chez les premières civilisations du (délicieux) croissant fertile, il existait des maisons de prisonniers de guerre et d’esclaves, qui étaient répertoriés selon leurs compétences et mis sur le marché. Ça ne vous rappelle rien ? Le prolétariat corvéable et remplaçable épargne les sujets de l’Etat à réaliser les travaux les plus dégradants, évite les insurrections qu’un tel labeur aurait suscité si c’était les sujets de l’Etat qui devaient le faire… et ça, ça ne vous rappelle rien ? De plus la civilisation aujourd’hui plongée dans le capitalisme néo-libéral, est dans l’illusion d’un monde aux ressources infinies disponibles à la merci d’une croissance infinie. Cela entraîne l’épuisement des sols, l’envasement, les inondations, les épidémies, les incendies… C’était déjà le cas des premières civilisations, que les populations de chasseuses-cueilleurs refusaient de rejoindre. Dans ses recherches, James C. Scott propose des pistes de réflexion pour comprendre comment notre espèce Homo Sapiens est si rapidement arrivée à vivre selon un modèle ultra-répandu de domestication de son environnement et de ses pairs. Comment s’est-on construit de sorte à véhiculer et accepter des formes de domination tellement incorporées qu’on peine à s’en défaire ? Et surtout : comment déconstruire cela ? Bon, d’autres formes d’inégalités peuvent exister dans les sociétés non-étatiques, il n’y a pas l’enfer vs le paradis, il y a surtout à réfléchir et à discuter.
L’humanité a existé bien en dehors des murailles glorieusement érigées par les « civilisés ». Et cette humanité qui ne connaissait pas de mur ni d’impôt sur le grain n’était pas une tribu de cruels velus poussant des cris barbares. Ça, c’est le discours civilisationnel dominant qui décrédibilise tout ce qui ne vit pas sous son joug. C’est le récit du progrès, fondé sur la maîtrise (par les dominants) des ressources (des dominés). La légende dit que l’agriculture serait venue sauver les humains de leurs modes de vie primitifs, eux qui survivaient au jour le jour de chasse et de cueillette en grognant « grhraaar » pour appeler leurs collègues, déjà difficiles à distinguer à cause de leur profusion de poils emmêlés et de leur tenue identique motif léopard. Les termes sauvages, primitifs et barbares ont été inventés pour stigmatiser les populations qui n’étaient pas encore les sujets serviles de l’Etat. Tout comme anarchistes aujourd’hui, si si, cherchez « anarchie » dans le dico larousse : « État de trouble, de désordre dû à l’absence d’autorité politique, à la carence des lois. » ou encore « Etat de confusion générale ». Ça donne envie !
Pour désigner les mauvaises herbes, celles qui s’emberlificotent dans les monocultures si carrées. En parlant de la folie on pourrait aborder le sujet du validisme, en discuter comme forme de domination. Il y aurait mille sujets à aborder (hélas) et je vous propose d’étaler cela sur une tartine de bière à déguster à plusieurs dans un bar plutôt que sur une page. Finalement chaque inégalité est le trou d’un maillon de la chaîne de dominations forgée par la même attitude possessive et exploiteuse, le même regard, le même modèle. C’est s’accaparer de l’environnement comme un dû, l’écraser, et faire de même pour toutes les minorités humaines, qui ne sont pas forcément des minorités en nombre, mais dans la manière dont elles sont traitées par le groupe dominant. Chaque forme de domination n’est donc pas cloisonnée et indépendante des autres, il y a une convergence des causes à travers chaque lutte, d’où la nécessité d’une convergence des luttes dans une perspective anarcho-libertaire. Soyons les mauvaises herbes bienveillantes d’un système qui se suicide et faisons touffe. Osmosons ! Soyons le renouveau indomestiqué, insoumis, sensuel, SUAVAGE.
Sources et notes
Bookchin Murray, L’écologie sociale : Penser la liberté au-delà de l’humain, version traduite éditée en 2020
Proudhon Pierre-Joseph, Idée générale de la révolution au XIXe siècle, choix d’études sur la pratique révolutionnaire et industrielle, 1851
Scott James C., Homo Domesticus, Une histoire profonde des premiers Etats, 2017
La Déferlante est la première revue trimestrielle post-#metoo consacrée aux féminismes et au genre. Tous les trois mois, en librairie et sur abonnement, elle raconte les luttes et les débats qui secouent notre société.
Créée et dirigée par des femmes, La Déferlante donne la parole aux femmes et aux minorités de genre et visibilise leurs vécus et leurs combats.
Pour appréhender la complexité et le foisonnement des débats actuels, nous vous proposons des articles de fond, au graphisme soigné car nous pensons que la qualité de la mise en page sert l’accessibilité du propos.
Tous les trois mois, nous publions une multiplicité de formats journalistiques pour raconter les révolutions féministes : récits, enquêtes, portraits, reportages, bande dessinée, portfolio…
La Déferlante croise les regards de journalistes, d’auteur·rices, de chercheur·ses, d’artistes et d’activistes. Elle a pour ambition de déconstruire les normes de genre, celles qui se logent partout et principalement dans les creux de nos vies quotidiennes. Aussi, nous consacrons dans chaque numéro un dossier central à un thème déclinable à l’infinitif : manger, se battre, aimer, voter, etc.
TRIMESTRIEL
FONDATRICES : Marie Barbier, Lucie Geffroy, Emmanuelle Josse, Marion Pillas
DIFFUSION : Nationale, librairies, abonnements
PRIX DE VENTE : 19 euros
Publié depuis 2003, CQFD est basé à Marseille, ce qui lui évite de croire que les Champs-Élysées sont le centre du monde. Mais ce canard rebelle est distribué dans toute la France et s’intéresse à ce qui se passe partout sur la planète.
Né des cendres du Rire, le journal du Réseau d’information sur les réfractaires au service militaire, CQFD reste insoumis et carrément hostile à ceux et celles qui voudraient l’enrôler sous quelque drapeau que ce soit.
Il témoigne des luttes sociales et des diverses aspirations à l’émancipation : féminismes, résistances au travail aliéné, antiracismes, autogestion, écologie sociale, etc. En même temps, il s’évertue à dénoncer frontalement l’organisation mortifère du monde ultralibéral : politiques sécuritaires, surveillance technologique, contrôle des chômeurs, servilité des médias, nationalismes, etc.
MENSUEL
EDITION : CQFD, BP 70054, 13192 Marseille cedex 20 / 04 91 90 25 04
DIFFUSION : Nationale
PRIX DE VENTE : 4 Euros
Il y a mille façons de définir le projet Grenouille : média libre, musiques et cultures urbaines, créations sonores, ateliers de pratique radiophonique, événements dans la ville et dans le monde… Parce qu’à la radio, c’est à vous de voir. À vous d’imaginer, à vous de décider, si les parcours que l’on vous propose peuvent tracer de nouvelles perspectives, ouvrir de nouveaux horizons, inventer des possibles. Dire Radio et Cultures, à l’ère numérique, c’est rappeler et revendiquer les valeurs qui nous animent : liberté, partage, imagination, puissance de transformation. C’est aussi jouer avec toutes les possibilités offertes par les mutations du web, pour dire encore la nécessité de cultiver un art de l’écoute inventive, curieuse des autres et du monde.
chrisamploua@gmail.com
AMPLOUA
21, place Alexandre Mari
06390 Coaraze
Mauris était un homme d’exception, troubadour moderne du pais niçard. Compositeur interprète en occitan (niçard) il a fait chanter les mots d’Alan Pelhon et de Jan Luc Sauvaigo notamment. Ils ont ensemble inscrit l’occitan (niçard) dans une modernité qui a fait souche. Merci du fond du cœur, merci. Chanteur engagé et angageant, humain et humaniste, ses chansons parlent de vie, d’amour, de révolte, enfin de ce qui fait de nous des hommes.
Reprendre ses chansons avec Amploua, c’est l’occasion se se retrouver à ses côtés, partager encore de beaux et bons moments en sa compagnie.
Reprendre ses chansons, c’est une évidence tellement j’ai aimé et j’aime cet homme qui a tant compté dans mon chemin de vie alors si le cœur vous en dit en barca gens de marca et bon voyage…
Christian Bezet
L’anarchie est un mouvement politique qui reprend du poil de la bête dans la caboche de militants autonomes. À la campagne, dans la rue, dans les squats, comme à l’écran, l’anarchie est une utopie pour penser le monde et inventer au présent de nouvelles formes de propriété, de paysannerie, de démocratie face à la violence des banques et des décideurs politiques.
Au sommaire du numéro 172 :
1 / édito : linky : les opposant·es tiennent bon et ont bien raison !
Au Kazakhstan, le féminisme pour décoloniser les esprits
3-4 / L’homme qui plantait des figuiers
Entretien : l’ubérisation en prison ?
BD : le tableau noir de la macronie
12-13 / Portfolio : dans les forêts brûlées de sibérie
14 / Actu : l’écologie de rupture dans la rue contre bayer
16-17 / La lorgnette : au Sahel, le dérèglement climatique a bon dos
18 / L’atelier couture et compagnie / P.I.A.F / cuisiner sans gluten / le coin naturopathie
20-21 / Fiche pratique accueillir les abeilles… sans vouloir les exploiter
Dossier 6 pages : Cap sur l’anarchie
L’anarchie est un mouvement politique qui reprend du poil de la bête dans la caboche de militants autonomes. À la campagne, dans la rue, dans les squats, comme à l’écran, l’anarchie est une utopie pour penser le monde et inventer au présent de nouvelles formes de propriété, de paysannerie, de démocratie face à la violence des banques et des décideurs politiques.
MENSUEL
EDITION : L’âge de faire
Siège social : L’âge de faire – le journal / 17, Av Balard – St Auban – 04600 Château-Arnoux-St Auban /04 92 61 24 97
DIFFUSION : Nationale
PRIX DE VENTE : 2,80 Euros

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Le rendez-vous mensuel du Mouais. #38 : Chronique la France. Crève Général !
1:00:26
MENSUEL
EDITION : ARMA – Association pour la Reconnaissance des Médias Alternatifs – NICE
DIFFUSION : Alpes-Maritimes
PRIX DE VENTE : 3 Euros, prix libre à la criée
Quand on part en camion faire nos reportages ou nos feuilletons, on adore aller rendre visite, souvent à l’improviste, aux radios associatives locales. Libres, indépendantes, souvent sans pubs ni subventions, elles tissent le lien social du territoire. L’occasion pour nous de vous faire entendre d’autres sons, d’autres émissions, de vous faire découvrir d’autres initiatives. Souvent, nous mutualisons nos contenus, gratuitement. Certaines de ces radios diffusent nos feuilletons sur leurs ondes, et nous les mettons à l’honneur ici sur cette page. Allez écouter la petite sélection de podcasts que nous vous avons préparée, n’hésitez pas à ajouter ces radios dans vos favoris, soutenez les en les suivant !
Fâché avec tout le monde ou presque, drôle sur la forme, sérieux sur le fond, combatif mais pas sectaire !

Dans son livre-rapport « Que faire de la police ? » (Fakir éditions), le rédac’ chef auditionne chercheurs, ONG, victimes, syndicats de policiers, hiérarchie. Trois crises sont mises en lumière : la crise des Gilets jaunes, la crise avec les quartiers, et la crise dans la police. Et son propos s’achève sur dix propositions « pour une police de la confiance ». Car si, pour parodier Clémenceau, « la police est une chose trop sérieuse pour être laissée aux seuls policiers », il est vrai aussi qu’on ne transformera pas la police sans les agents eux-mêmes. Un article de François Ruffin publié dans le n°95 du journal Fakir et lu par Gilles Perret, Aurore Juvenelle et Mohamed Seddiki.
42:20

La 5G, et l’iPhone 11. Voilà pour eux, pour Bruxelles, pour Macron, voilà pour eux le progrès… C’est le symptôme d’un vide. D’un vide politique. D’un vide d’espérance. D’une classe dirigeante sans horizon. Un dossier de Cyril Pocréaux et François Ruffin, lu par Aurore Juvenelle et Mohamed Seddiki.
56:15

La gestion autoritaire de la crise du Covid ne relève pas – je crois – du hasard : elle s’inscrit dans une histoire. Elle n’est pas le fruit d’une fatalité, mais d’une volonté. Je résume, pille, ici, l’ouvrage de Grégoire Chamayou, La Société ingouvernable, sur la généalogie du « libéralisme autoritaire ». En remontant à l’Amérique des années 1970, et même à l’Allemagne des années 1930, il offre des clés de compréhension du présent. Un article de François Ruffin dans notre n°97, lu par Mohamed Seddiki, Aurore Juvenelle.
16:02

Doit-on, en temps de danger mortel pour les populations, lever les brevets, rendre publique leur exploitation ? Évidemment, estiment l’OMS, l’ONU, les ONG, des prix Nobel, la majorité des États et les peuples. Surtout pas !, répondent l’OMC, l’Union européenne, la France et Big Pharma. C’est que la propriété intellectuelle sur les vaccins, sur les traitements, sur les médocs, c’est la clé de voûte de leur industrie, de leurs profits, par milliards. Et tant pis si ça tue des gens, depuis des décennies, par millions. Du Rwanda à Washington, via Abbeville, état des lieux d’un combat vital. Un dossier Cyril Pocréaux, avec François Ruffin et Pauline Londeix, dans notre n°98, lu par Mohamed Seddiki, Maïmouna Bocou, Marc Testé et Aurore Juvenelle.
42:08

Une loi allait passer, à l'Assemblée, sur l'Aide sociale à l'enfance. Alors, notre député-reporter a fait le tour des assistantes familiales de la Somme et d'ailleurs : la cinquième roue d'un chariot bringuebalant, avec dedans plus de 100 000 enfants, ballotés de familles d'accueil en foyers... Un article de Cyril Pocréaux et François Ruffin.
16:36
Radio associative, sans publicité (une exception dans le paysage médiatique !), Agora Côte d’Azur tisse le lien entre les habitants des lieux où l’on capte ses ondes, en plaçant leur parole au cœur de ses choix éditoriaux. C’est la richesse de « ces acteurs de terrains » que nous souhaitons défendre dans le paysage radiophonique actuel.
En privilégiant l’information locale tout public, en diffusant les émissions culturelles réalisées par des bénévoles et en agrémentant notre antenne d’une programmation musicale éclectique qui donne place aux jeunes talents musiciens et chanteurs de notre région, Agora Côte d’Azur est une radio de proximité qui vous ressemble, qui conforte les liens sociaux et favorise le débat.
Après avoir obtenu la légalisation des radios libres, après voir mené une lutte acharnée pour faire vivre nos projets alternatifs, critiques et différents sur les ondes , nous avons réussi à obtenir l’attribution d’une fréquence pour un projet authentiquement associatif, libre, indépendant et interculturel . ( Ce projet résulte de la proposition acceptée par tous de fusion des trois radios : Soleil Provence, Treize et Provisoire.
Indépendante de tout parti politique, église, puissance financière et qui entend créer sur Marseille et sur les ondes un espace de liberté …

Émission consacrée à l’actualité en Palestine et aux enjeux de la colonisation israélienne. Interventions de militants, d’universitaires, de personnalités politiques qui donnent des éclairages ou analyses en lien avec l’histoire contemporaine ou ancienne de la Palestine.
57:10

Émission consacrée à l’actualité en Palestine et aux enjeux de la colonisation israélienne. Interventions de militants, d’universitaires, de personnalités politiques qui donnent des éclairages ou analyses en lien avec l’histoire contemporaine ou ancienne de la Palestine.
50:18

Émission consacrée à l’actualité en Palestine et aux enjeux de la colonisation israélienne. Interventions de militants, d’universitaires, de personnalités politiques qui donnent des éclairages ou analyses en lien avec l’histoire contemporaine ou ancienne de la Palestine.
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Émission consacrée à l’actualité en Palestine et aux enjeux de la colonisation israélienne. Interventions de militants, d’universitaires, de personnalités politiques qui donnent des éclairages ou analyses en lien avec l’histoire contemporaine ou ancienne de la Palestine.
58:00
Radio libre, elle fait la part belle à la libre antenne, à l’ouverture à ses auditeurices. Elle a pour but d’être la voix des sans-voix, l’expression de toutes les couleurs et nationalités, de tous les mouvements populaires et progressistes, de toutes les gauches, des associations, partis politiques et syndicats qui les composent. Politique, sociale, culturelle et internationale.
Média local d’information qui se mouille et s’engage, provoque et nourrit des débats au sein de notre camp social : celui des travailleureuses, des précaires, des privé.es d’emploi, des étudiant.es, des détenu.es, des personnes LGBTQ, des écologistes et défenseureuses de notre environnement.

Chaque semaine on y parle de l'écologie en luttes ! On évoque l'actualité des luttes écologistes, et on ouvre les dossiers qui nous paraissent plus importants que les autres. En essayant de marquer toujours les liens entre luttes sociales et luttes écologiques, entre aspects environnementaux et aspects sociaux.
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Chaque semaine on y parle de l'écologie en luttes ! On évoque l'actualité des luttes écologistes, et on ouvre les dossiers qui nous paraissent plus importants que les autres. En essayant de marquer toujours les liens entre luttes sociales et luttes écologiques, entre aspects environnementaux et aspects sociaux.
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Chaque semaine on y parle de l'écologie en luttes ! On évoque l'actualité des luttes écologistes, et on ouvre les dossiers qui nous paraissent plus importants que les autres. En essayant de marquer toujours les liens entre luttes sociales et luttes écologiques, entre aspects environnementaux et aspects sociaux.
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Chaque semaine on y parle de l'écologie en luttes ! On évoque l'actualité des luttes écologistes, et on ouvre les dossiers qui nous paraissent plus importants que les autres. En essayant de marquer toujours les liens entre luttes sociales et luttes écologiques, entre aspects environnementaux et aspects sociaux.
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Chaque semaine on y parle de l'écologie en luttes ! On évoque l'actualité des luttes écologistes, et on ouvre les dossiers qui nous paraissent plus importants que les autres. En essayant de marquer toujours les liens entre luttes sociales et luttes écologiques, entre aspects environnementaux et aspects sociaux.
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Comme on n’est que deux à tout faire et qu’on a une vie sexuelle aussi, la boutique n’est pas prête pour l’instant. Mais elle le sera bientôt. D’ailleurs toute aide est la bienvenue, n’hésitez pas à nous écrire ! Dans la Boutiquercule vous trouverez tout ce qu’il vous manque pour continuer votre transformation.
Pour vous mettre l’eau à la bouche : t-shirts et tote-bags en coton bio fabriqués en France et sérigraphiés à la main dans l’Atelier Chimichurri à Marseille. Nos fameuses pommes de terre germées et séchées, pièces uniques, élégamment encadrées par Élodie Paladino à l’Atelier Chimichurri de Marseille pour orner vos murs. Mais aussi des cartes postales, des autocollants et tout ce qu’on n’a pas encore imaginé.
Maman, maman ! C’est quoi artiste ?
C’est vrai que nous-mêmes on a un peu de mal à vous dire ce que c’est. Surtout si on pense à la conférence gesticulée de Franck Lepage et Anthony Pouliquen sur la culture… Bref, vous irez écouter.
En tout cas, artiste ça parle à tout le monde et c’est quand même plus court que « acteurices de la scène musicale indépendante ». Car c’est bien de ça dont il s’agit.
Ici vous trouverez les pages dédiées aux chanteureuses, musicien.nes ou groupes qu’on rencontre sur notre route. On leur fait une place pour les mettre en valeur et diffuser ce qu’iels font. On vous le redit, vous n’y échapperez pas.
Les Playbums c’est des playlistes et des albums. C’est facile, c’est pas compliqué.
Les playlistes regroupent tous les morceaux qu’on utilise dans nos feuilletons radiophoniques. Comme ça vous pouvez faire votre tambouille, votre sport ou vos longueurs de bassin en musique.
Parfois aussi on assemble plusieurs morceaux pour n’en faire qu’un, on s’amuse quoi. Dans les détails de chaque épisode vous trouverez un onglet qui détaille chaque morceau au cas où vous voudriez agrandir votre discothèque ou vous passionner pour un.e nouvel.le artiste.
Ici on met aussi en avant les albums et les EP des groupes, musicien.nes et chanteureuses locaux-ales qu’on croise et rencontre pendant nos virées. On fait de la place à celles et ceux qui peinent parfois à en trouver une pour se faire entendre.
On participe à beaucoup de salons et de festivals. Des salons bio, des festival de cinéma indépendant… On y tient toujours une table pour vendre les bouquins des éditions Agone et Fakir, les dvd des Mutins de Pangée.
Souvent dans ces endroits, des conférences sont organisées. On enregistre celles qui nous parlent, qui nous apprennent de nouveaux trucs, qui nous invitent à réfléchir.
Côté technique, on se branche à la sortie de la table de mixage et on appuie sur REC. Alors c’est vrai que selon le type de micro utilisé par les organisateurices, la façon que l’intervenant.e a de le tenir, le son est plus ou moins bon.
En tout cas, on ne vous diffuse que ce qui est audible, car de toute façon, vous n’y échapperez pas.
Pour les entretiens, on procède de différentes manières.
Soit on se ballade et on tombe sur une perle, alors on sort le matos en mode portable, micro tendu, soit on prévoit une intervention à l’avance.
Dans ce cas, on met en place une table radio, quatre micros, quatre casques, un retour pour que les gens qui passent puissent entendre.
Tout le monde peut intervenir à tout moment, les micros sont ouverts, la parole est libre.
Pour le montage c’est plus simple : on fait un habillage avec nos jingles, on nettoie le son, on retire quelques silences s’ils ne sont pas adéquats et c’est tout. On ne coupe rien des propos.
Un feuilleton radiophonique, ça s’écoute comme un film, mais c’est bien mieux, car il n’y a pas d’images.
En pratique, on part entre une semaine et 10 jours à un endroit. On rencontre des gens, on découvre des lieux, des associations. On enregistre tout ça, on fait des prises de sons d’ambiance et on rentre à la maison.
Vient ensuite le temps du montage. On prend beaucoup de temps pour le faire bien, pour mettre en valeur les propos, choisir les musiques adaptées.
On fait ça sur plusieurs semaines à Coaraze, par périodes de 3-4 jours pendant lesquels pastis, côtes de bœuf grillées, patates sautées, pinard et séances cinéma sont le réconfort d’un travail méticuleux.
L’espace Focus, c’est l’endroit dans lequel on met en avant les personnes que nous avons rencontrées pendant nos ballades et dont le boulot nous a séduit.
Dans Focus vous en découvrirez un peu plus sur iels : des textes, des photos, des vidéos, des liens… Tout ce qu’il vous faut pour continuer votre métamorphose.
On vous avait prévenu, de toute façon, vous n’y échapperez pas.
Fakir n’est lié à aucun parti, aucun syndicat, aucune institution. Il est fâché avec tout le monde ou presque.
Depuis le premier numéro, en 1999, cet avertissement s’affiche à la Une de notre canard.
C’est qu’on aime bien la castagne. Et qu’elle nous le rend bien : on passe notre temps au tribunal (contre un patron du CAC 40, un journaliste aux ordres, un politicien imbus). Tous gagnés, pour l’instant, les procès.
On les remporte, parce qu’on n’aime pas trop les éditos, ni les chroniques. Nos dossiers s’appuient sur des reportages, des recherches dans les archives. Ça prend du temps, de l’énergie, mais qu’est-ce qu’on ne ferait pas vos beaux yeux ? (Et vos euros…)
On n’aime pas trop « l’actualité », non plus. C’est « le bruit des vagues en surface », répète notre rédac’chef. « Nous, ce qui nous intéresse, il poursuit (un peu grandiloquent), c’est la réalité : le mouvement des plaques tectoniques en profondeur. » On a donc consacré des dossiers à l’intérim, à la psychiatrie, aux contrats emploi solidarité, à un accident du travail, à une salle de muscu dans un quartier popu. Ou même à « la métaphysique du tuning ».
C’est qu’on aime bien, enfin, cette variété, cette surprise. Que le lecteur ne sache pas trop sur quoi il va tomber au prochain numéro, ou même à la page d’après. Comme un cadeau surprise. Qu’on évite le côté « militant chiant », avec la litanie des violences policières, des sans-papiers maltraités, avec toujours les mêmes photos de défilé, de gens alignés à la tribune. Et tant pis si les purs et durs se plaignent de nos impostures, ou de nos papiers culs.
Bon, tous ces « On aime / On n’aime pas », ça fait pas une ligne bien droite. Plutôt tordue. Tant mieux ou tant pis.
TRIMESTRIEL
EDITION : Association Fakir – 4 rue blanquetaque – 80000 Amiens / 03 22 72 64 54
DIFFUSION : Nationale
PRIX DE VENTE : 3 Euros
Le Ravi est mort. Et oui, voilà ce qui arrive à la presse indépendante quand on ne la soutient pas… Depuis dix-huit ans pourtant, le Ravi promènait sa plume en Provence-Alpes-Côte d’Azur, mixant dessins et articles, enquête et satire.
Le Ravi c’était le mensuel qui ne baisse jamais les bras !
le Ravi pratiquait un journalisme d’investigation et se donnait un devoir d’irrévérence en privilégiant le dessin de presse. Il est né, en 2004, d’un constat : la presse régionale, trop liée aux pouvoirs locaux, focalisée sur les faits-divers et le sport parce-que-ça-fait vendre, ne remplit plus sa mission. Édité par une association indépendante, le Ravi n’appartenait qu’à ses lecteurs. Mensuel diffusé dans le réseau presse en Provence-Alpes-Côte d’Azur dont tous les contenus – et plus encore – sont toujours disponibles en ligne sur le site. C’etait aussi un journal citoyen investi dans l’éducation aux médias et les quartiers populaires.
MENSUEL
EDITION : Association La Tchatche / LE RAVI, 11 boulevard National – 13001 Marseille / 04 91 08 78 77
DIFFUSION : Provence-Alpes-Côte d’Azur
PRIX DE VENTE : 3 Euros
La Brique n’est attachée à aucune organisation, aucun parti, aucune institution. Que les responsables politiques tendance « sociale », les élites syndicales, culturelles et associatives se le tiennent pour dit : La Brique ne lâchera rien. Quant aux réactionnaires, gaullistes, fascistes, de droite ou autres centristes… La Brique est et sera impitoyable !
La Brique se veut un outil d’information critique pour chacun, chacune. Elle décrit la réalité sociale en tentant d’être un journal accessible par le plus grand nombre, un canard « populaire ». L’un des buts étant d’amener les gens à se mobiliser, à donner leur avis, sur des sujets, des faits, des projets qui les touchent directement.
La Brique privilégie l’enquête de terrain et l’investigation à la tribune d’opinion. Nous ne prétendons pas atteindre une pseudo objectivité ; l’objectivité du journaliste est un leurre : la manière de présenter les faits, ce qu’on ne dit pas, ce sur quoi on insiste, à qui on donne la parole : autant de démarches forcément subjectives et politiques, reflet d’une certaine réalité. Nous ne sacrifions rien à la vérité, mais utilisons l’humour pour donner un peu le goût de lire. Si on ne résistait pas dans la joie, au nom de quoi le ferions nous ?
La Brique est le miroir qui témoigne de l’évolution de Lille et de la région ; elle contribue à dénoncer les dysfonctionnements, malaises et dérives de sa vie démocratique.
Dans La Brique, le racisme, le patriarcat et le négationnisme n’ont pas leur place. Pas plus que l’apologie des hiérarchies, de la ségrégation où l’exploitation des corps et des esprits par le fric ou la pub.
Journal alternatif et autogéré, où la hiérarchie et la chefferie n’ont pas leur place, où la prise de décision recherche le consensus, où le partage des savoirs et savoir-faire est organisé. Nous fonctionnons sur un mode horizontal et collectif.
MENSUEL
EDITION : Journal La Brique, 14 rue des Tours, 59800 Lille
DIFFUSION : Région lilloise
PRIX DE VENTE : 2 Euros
L’âge de faire témoigne des expériences alternatives en matière de réappropriation de l’économie, de création de lien social, d’écologie et d’engagement citoyen. Son credo : offrir à ses lecteurs des outils qui leur permettront de mettre en œuvre leurs idées.
L’âge de faire, c’est une équipe de huit salariés réunis pour proposer une info libre et joyeuse. Notre credo ? Mettre en lumière des alternatives concrètes en matière d’écologie, de création de lien social, d’économie et de citoyenneté. Nous voulons offrir à nos lecteurs des outils pour mettre en œuvre leur idées. Le journal a été créé en 2005 par une association.
Aujourd’hui, nous sommes réunis au sein d’une SCOP (Société coopérative ouvrière de production). Et ça change pas mal de choses. Nous décidons ensemble du contenu et de la ligne éditoriale du journal. À chaque fin de mois, on se réunit collectivement pour imaginer de nouveaux sujets et de futurs projets. Le journal appartient aux 8 salariés : il n’y a pas « d’actionnaire extérieur », donc une plus grande liberté de ton. Egalement, nous pratiquons l’autogestion : pas de patron au quotidien… et 8 patrons aux réunions ! On a également décidé de pratiquer l’égalité salariale.
Nous ne sommes liés à aucun parti politique, à aucun actionnaire et on déteste la pub. Seuls nos lecteurs nous font vivre. Nous sommes membres de la Coordination permanente des médias libres, qui rassemble des médias citoyens et alternatifs face aux grands groupes de presse traditionnels aux mains d’une poignée de géants.
On a fait le choix de ne pas être en kiosque, et plutôt de compter sur le soutien de particuliers, de magasins ou d’associations qui nous font connaître. Notre journal est aussi vendu dans les foires et salons par notre réseau de sympathisants.
MENSUEL
EDITION : L’âge de faire
Siège social : L’âge de faire – le journal / 17, Av Balard – St Auban – 04600 Château-Arnoux-St Auban /04 92 61 24 97
DIFFUSION : Nationale
PRIX DE VENTE : 2,80 Euros
Contre le «journalisme de préfecture», pour la presse libre locale. Mouais, c’est un journal d’information indépendant et critique, qui sort des sentiers battus, gratte là où ça démange, et fait du bruit là où le silence devient pesant. Parce que nous devons en revenir aux fondamentaux : ceux d’une presse libre, locale, indépendante, et ancrée dans le quotidien des habitant.e.s des territoires.
Nous ne pouvons plus accepter que des éditorialistes hors-sol, des prétendus « experts » en roue libre, des gratte-papier ne sachant plus que recopier les éléments de langage de la communication du gouvernement, des mairies, des postes de polices, des préfectures et des multinationales, privatisent pour leur compte l’espace d’expression publique –imposant leurs intérêts et leurs lois à des hordes de prolétaires de l’info, pigistes sous-payés, qui constituent aujourd’hui, ne l’oublions pas, le gros des journalistes… Et qui, eux aussi, sont les victimes d’un système médiatique figé, enkysté dans les sphères de pouvoir.
Pourquoi « mouais » ? Voyons donc la définition de ce terme. Mouais: expr. pop. fr. : Se dit afin d’exprimer une sorte de doute diffus face à une affirmation quelconque. Ex : « Il était bien, ce film avec Kev Adams, non ? –Mouais… » Mouais, journal dubitatif, tel le chat (noir, bien entendu) qui lui sert d’emblème, ne prend donc jamais pour argent comptant ce qu’on lui propose, pas même un savoureux bol de croquettes au saumon. A tout ce qui lui arrive aux oreilles, qu’il a grandes, curieuses et attentives, il oppose ce même « mouais » circonspect.
Roberto Bolaño : « Que l’amnésie jamais ne vienne embrasser notre bouche. Que jamais elle ne l’embrasse. Nous rêvions d’utopie, et nous nous réveillons en criant … Faire apparaître les nouvelles sensations. Subvertir la quotidienneté. OK. LACHEZ-TOUT, A NOUVEAU. LANCEZ-VOUS SUR LES CHEMINS. »
Et laissons derrière nous, s’il vous plait, Jean-Michel Apathie, Franz-Olivier Giesbert, Laurent Ruquier, Yann Moix, Léa Salamé, Dominique Seux, Olivier Duhamel, Eric Brunet, Ruth Elkrief, Christophe Barbier, Nicolas Demorand, Ana Cabana, Laurent Delahousse, Jean-Pierre Pernault, Nicolas Domenach, Pascal Praud, Zemmour et Naulleau, Laurent Joffrin, Patrick Cohen, et tous les autres.
Parce qu’ils ne sont pas les médias. Ils ne sont que les porte-voix d’eux-mêmes, et de leurs maîtres.
NOUS sommes les médias. (Par Macko Dràgàn)
MENSUEL
EDITION : ARMA – Association pour la Reconnaissance des Médias Alternatifs – NICE
DIFFUSION : Alpes-Maritimes
PRIX DE VENTE : 3 Euros, prix libre à la criée
Laissez un message sur notre répondeur ! Pour partager vos remarques, vos annonces, vos humeurs, réagir à un podcast… Régulièrement, nous les intégrons à nos émissions.
Pour vos questions, nous proposer de participer à événement, préférez la voie électronique ! Envoyez-nous un message.
Radio Vassivière est une radio associative qui émet sur le territoire de la montagne limousine, du plateau de Millevaches et ses alentours, à cheval sur les trois départements de l’ex Limousin.
Radio Vassivière propose un programme axé sur la communication sociale de proximité.
C’est aujourd’hui une vingtaine d’émissions en public par an et des partenariats avec de nombreux acteurs de son territoire. C’est aussi une mission d’éducation populaire, avec des interventions régulières en milieu scolaire, auprès de personnes âgées ou de demandeurs d’asile.
Retrouvez ici les dates et lieux de nos prochains déplacements. Voici l’occasion pour nous de partager et promouvoir les événements auxquels nous participons, la possibilité pour vous de découvrir de nouvelles initiatives, de venir à notre rencontre, de parler dans le micro.
Bien évidemment cet agenda alternatif n’est pas exhaustif. L’alimenter de manière régulière pour diffuser les rendez-vous de nos copaines demande une logistique que nous ne sommes pas, pour le moment, en capacité d’assurer. Alors, avis aux ambitieu.ses ! Si vous voulez proposer votre aide, contactez-nous !
Vous pouvez faire un don à Youtubercule dès à présent, via la plateforme Helloasso.
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Ils participeront également à nos frais lorsque nous partons en vadrouille pour nos reportages. Frais d’essence, frais de rillettes et de pinard, pas de frais d’autoroute car nous n’empruntons que les départementales, ni d’hébergement car nous sommes toujours accueillis par des personnes formidables.
Enfin, ils nous permettront d’acheter des enregistreurs numériques que nous distribuerons à nos collaborateurices désireu.ses de créer et proposer sur notre plateforme, leurs propres podcasts.
Hébergement internet / an : 86.22 Euros
Ligne téléphonique / an : 24 Euros
Forfait SACEM / an : 142.20 Euros
Exemple moyen de frais pour un feuilleton radiophonique sur une semaine
Essence : 188.74 Euros
Restauration : 221.58 Euros
Prix moyen pour l’achat d’un kit complet de matériel pour une personne :
Enregistreur numérique : 219 Euros
Microphone : 184 Euros
Cable XLR : 5.90 Euros
Casque : 59 Euros
Carte mémoire : 38 Euros
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YouTubercule est une plateforme multimedia alternative qui fonctionne sans pub ni subventions. Nous vous proposons en accès libre et gratuit des podcasts, de la musique, de la presse pas pareille.
Vous trouverez des feuilletons radiophoniques, des reportages, des entretiens, des conférences, des lectures et tout ce que nous n’avons pas encore imaginé. Enregistrés, réalisés et montés par nos soins, à nos podcasts s’ajouteront ceux de nos copaines collaborateurices qui, à travers la France auront envie iels aussi de vous proposer leur vision du monde.
Vous trouverez les playlistes des musiques qui habillent nos podcasts, des albums d’artistes que nous auront rencontré.es et que nous voulons mettre en valeur.
Enfin, chaque mois les unes des journaux du réseau de la presse libre et indépendante dite “presse pas pareille”.
Octobre 2020 la tempête « Alex » ravage plusieurs vallées proches de la frontière italienne. Nat et Raf sont coincé.es dans la Roya, Jacques ne peut pas se déplacer ; le projet collectif que nous avions en commun de faire de la radio dans la Creuse est annulé. Avec Éric, nous décidons de partir malgré tout à la découverte du plateau de Millevaches pour réaliser ce qui fut notre premier feuilleton radiophonique : “Autonomie pinard et décibels”. À l’époque nous étions diffusés sur Agora Côte d’Azur dans l’émission “Ciao viva !”, radio que nous quitterons en septembre 2021 pour imaginer, construire et vous proposer YouTubercule.
Depuis nous trainons nos micros, nos rillettes, nos casques et nos cubis partout en France. De Marseille à Amiens, de Paris à Toulouse, de Tourettes-Levens à Saint-Étienne, nous sommes friands des lieux alternatifs, des initiatives solidaires, des nids où l’éducation populaire subsiste. Car nous avons envie de vous faire bouger et rencontrer du monde, de vous faire rire et rêver, tout simplement. De la ville à la campagne, nous nous laissons porter par l’imprévu, en quête d’horizons nouveaux. Ces utopies, ces idéaux, ces folies, venez les partager avec nous, car vous n’êtes plus seul.es à rêver d’autre chose.
Aller, c’est décidé, demain on part. Demain on vous emmène avec nous, logé.es, nourri.es. On part en camion, celui qui ne prend jamais l’autoroute. Aller, on décolle de suite. Embarquez, le moteur tourne, la route nous attend. En plus je vous ai déjà servi un verre de pinard et préparé une tartine de rillettes.
YouTubercule, vous n’y échapperez pas !
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PPP, voici les initiales qui désignent la Presse Pas Pareille. Cette expression lancée par le journal Le Ravi – basé à Marseille – définit des journaux et des médias non inféodés aux pouvoirs politiques et économiques et répondent aux critères suivants :
# Ils produisent essentiellement du contenu écrit, sur papier ou en ligne.
# Ils n’appartiennent à aucun groupe industriel et/ou financier, à aucun mouvement politique et/ou syndical et/ou religieux.
# Ils sont détenus par leurs salarié·es, leurs lecteurices et/ou une association.
# Professionnel.les ou bénévoles, iels mènent une véritable démarche d’information, sans se cantonner à l’expression d’opinions.
# Iels sont favorables à une société plus juste et solidaire, sans exclure aucune catégorie de personnes.
# la publicité est absente ou n’occupe pas plus de 10 % de leurs pages.
Cette affiche prend le parti de la lisibilité plutôt que de l’exhaustivité. Y figurent des médias d’information qui « font l’opinion » et qui dépendent d’intérêts industriels ou financiers, de groupes de presse ou de l’État.